Royaume-Uni accuse un homme de collaborer avec le renseignement iranien

Royaume-Uni arrête et inculpe un homme pour avoir présumément aidé le renseignement iranien, en pleine offensive légale contre la Garde révolutionnaire.

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Les autorités britanniques ont informé ce vendredi de l'arrestation et de l'accusation formelle d'un homme pour sa présumée coopération avec les services de renseignement d'Iran, dans un contexte de tension diplomatique croissante et le même jour où Londres a respecté son annonce de déclarer le Corps des Gardiens de la Révolution comme une menace pour sa sécurité nationale, interdisant tout soutien à cette organisation, une mesure déjà rejetée par Téhéran.

Dans une note officielle, la Police Métropolitaine a indiqué que le suspect, identifié comme Vahid Aberi et résident à Liverpool, a été arrêté le 15 juillet dernier dans la zone de Birmingham pour des crimes présumés en vertu de la Loi sur la Sécurité Nationale, en particulier pour "assistance à un service de renseignement étranger", dans ce cas, l'Iran.

Après son arrestation, l'homme a été transféré dans un commissariat à West Midlands, où il est resté en détention, tandis que les agents procédaient à des perquisitions dans des biens à Birmingham et Liverpool. Le détenu reste arrêté et il est prévu qu'il comparaît au cours de ce vendredi devant un tribunal.

La responsable de la Police Antiterroriste de Londres, Helen Flanagan, a souligné que ces dernières années, on a observé "une augmentation significative et soutenue du rythme de travail dans les enquêtes de sécurité nationale". "Ce cas est un autre exemple de la manière dont nous sommes intervenus pour affecter des activistes soupçonnés d'être liés à des services de renseignement étrangers", a-t-elle indiqué.

"Bien que nous ne puissions pas faire de commentaires détaillés sur les accusations maintenant qu'un homme a été inculpé, je veux garantir au public que nous n'avons identifié aucune menace directe contre eux ni aucune menace contre une communauté ou une personne en relation avec l'enquête", a-t-elle ajouté, tandis qu'à ce jour, les autorités iraniennes n'ont émis aucune évaluation sur cette procédure.

Pour sa part, le Ministère de l'Intérieur britannique a confirmé en début de journée la désignation du Corps des Gardiens de la Révolution d'Iran sous la Loi sur la Sécurité Nationale, de sorte que "quiconque soutient ou assiste le Corps des Gardiens de la Révolution, ou reçoit des paiements de celui-ci, risque quatorze ans de prison". "Ceux qui commettent des actes de sabotage pourraient faire face à la réclusion à perpétuité", a conclu le communiqué.

Le gouvernement iranien avait déjà censuré mardi la décision du Royaume-Uni de considérer la Garde révolutionnaire comme une menace pour sa sécurité, affirmant que cette "action hostile" de la part de Londres "contredit les principes et normes fondamentaux du Droit international, y compris le principe d'égalité souveraine et celui de non-ingérence dans les affaires internes des pays".

Lundi, le gouvernement britannique a proposé d'inclure la Garde révolutionnaire d'Iran dans une liste d'organisations susceptibles d'être poursuivies avec de nouveaux pouvoirs, en l'assimilant aux services de renseignement étrangers dans le cadre de la Loi sur la sécurité nationale, comme partie de sa réponse aux activités de groupes soutenus par des puissances étrangères, dans un scénario que Londres interprète comme une vague d'attaques menées par des acteurs soutenus par l'Iran ou la Russie.