La Espagne a de nouveau vécu ce mardi une journée noire pour la violence machiste avec le meurtre de deux femmes, l'une dans la région de Murcie et l'autre en Asturies, présumément aux mains de leurs partenaires ou ex-partenaires. Les deux cas porteraient à 35 le nombre de femmes assassinées par violence de genre depuis le début de 2026, bien que le dernier bilan officiel du Ministère de l'Égalité, mis à jour le 3 août, recense encore 33 victimes mortelles car ces deux crimes n'ont pas encore été intégrés dans les statistiques officielles.
Les forces de sécurité enquêtent sur les deux homicides comme des cas présumés de violence de genre, tandis que la Délégation du Gouvernement contre la Violence de Genre maintient ouvert le processus habituel de confirmation avant de mettre à jour le registre officiel.
Deux crimes en moins de 24 heures
À Murcie, une femme de 44 ans a été assassinée présumément par son partenaire dans un établissement d'un centre commercial. Après les faits, le présumé agresseur a fui les lieux et la Police Nationale a ouvert une enquête pour éclaircir ce qui s'est passé, tandis que le protocole prévu pour les cas de violence de genre a été activé.
À Llanes (Asturies), une agente de la Garde Civile de 50 ans est morte présumément assassinée par son ex-partenaire, également membre de l'institut armé. Après l'attaque, le présumé agresseur a été abattu par d'autres agents dépêchés sur les lieux, dans un événement qui est également enquêté comme un cas de violence machiste.
Le Ministère maintient pour l'instant le bilan à 33 victimes
Le dernier rapport publié par la Délégation du Gouvernement contre la Violence de Genre, daté de mise à jour du 3 août, situe à 33 le nombre de femmes assassinées par leurs partenaires ou ex-partenaires depuis le début de 2026. Le document précise que le dernier cas intégré concerne une femme de 27 ans assassinée en Cantabrie le 31 juillet et indique qu'à cette date, il n'y avait aucun cas en attente d'enquête.
Selon ce même bilan, l'Andalousie est la communauté autonome avec le plus grand nombre de victimes cette année, avec neuf cas confirmés, suivie de la Communauté Valencienne, avec cinq, et de la Communauté de Madrid, avec trois.
De plus, 69,7 % des victimes n'avaient pas déposé de plaintes antérieures pour violence de genre et 60,6 % avaient maintenu une relation d'ex-partenaire ou étaient en cours de rupture avec le présumé agresseur. Le rapport indique également que 23 mineurs sont devenus orphelins à la suite de ces meurtres.