Imbroda demande aux autonomies un geste solidaire dans l'accueil des mineurs migrants

Imbroda réclame aux autonomies solidarité dans la répartition des mineurs migrants et demande de respecter le décret royal face à la pression à Ceuta et Melilla.

2 minutes

fotonoticia 20260806010005 1920
Ajouter DÉMOCRAT sur Google

Publié

2 minutes

Le président de Melilla, Juan José Imbroda, a exhorté ce mercredi les communautés autonomes à réaliser "un geste de solidarité" dans la répartition des mineurs migrants, rappelant en outre qu'il existe "un décret royal qu'il faut respecter".

"Je comprends mes collègues, je comprends qu'il faudra maintenant faire un geste de solidarité et je comprends qu'il y a un décret royal qu'il faudra respecter", a-t-il souligné lors d'une interview dans "Hora 25" de Cadena Ser, en réponse aux réticences de certains gouvernements autonomes concernant la distribution de mineurs non accompagnés après la récente crise migratoire à Ceuta.

Le dirigeant melillense a également réclamé "de mettre pied à terre" et "de commencer à régler cela depuis l'origine", faisant allusion à "un problème de structure de fond" qui, à son avis, doit être abordé au-delà des mesures d'urgence.

Dans ce sens, il a averti que "ce que nous ne pouvons pas faire non plus, c'est que beaucoup de garçons viennent par vagues. Ce n'est pas régulé, ce n'est pas contrôlé, ce n'est pas bien. Et ensuite, ils souffrent", insistant sur la nécessité d'un système plus ordonné et prévisible.

D'autre part, il a proposé "d'explorer l'accord" avec le Maroc pour le retour des mineurs "avec toutes les précautions et observations possibles que prévoit le droit international". "Nous devrions explorer cette voie qui n'a pas été explorée, elle est vierge parce que le Maroc n'a jamais voulu", a-t-il indiqué, plaidant pour réactiver ce cadre de coopération.

Imbroda a expliqué que Melilla accueille actuellement environ 165 mineurs, alors que la capacité des ressources habilitées est de 83 places, et a admis que "le drame n'est pas ici", mais à Ceuta, après l'entrée massive de migrants en provenance du Maroc enregistrée la semaine dernière.

"Nous devons attendre ici que Ceuta se désengorge, car en ce moment ils sont très pleins", a ajouté le président melillense, qui a exprimé sa disposition "à donner un coup de main" en donnant la priorité de sortie aux mineurs qui se trouvent dans l'autre ville autonome.

Dans cette ligne, il a expliqué que "regarde, il nous manquait des lits, il manquait des matelas qui arrivent déjà. Ils s'incorporent et s'installent et c'est tout. Ce que nous faisons avec cela, c'est respecter le décret royal, nous le communiquons à la Délégation", soulignant que Melilla adapte ses installations pour se conformer à la réglementation en vigueur.

Imbroda a également mis en doute que les autorités marocaines ignoraient l'entrée massive à Ceuta. "Je le comprends comme un geste de pression migratoire", a-t-il souligné, en indiquant que, à son avis, "il y a un petit peu de guerre hybride" dans l'action de Rabat.