L'Ibex 35 démarre avec une hausse proche de 0,4 % et dépasse les 20.300 points avec le pétrole en baisse.

L'Ibex 35 ouvre avec des hausses et dépasse les 20.300 points, lors d'une journée marquée par la chute du pétrole et la tension dans le détroit d'Ormuz.

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L'Ibex 35 de la Bourse de Madrid commençait la journée de ce jeudi avec une avance proche de 0,4%, se plaçant à 20.279 points. Après les premières minutes de négociation, l'indice madrilène consolidait l'élan initial et à 9h05, il enregistrait déjà une hausse de 0,6%, atteignant 20.332 points.

En même temps, le baril de Brent, référence du brut en Europe, enregistrait un recul proche de 0,5% au début des places européennes, jusqu'à 88,5 dollars par baril, dans un contexte marqué par l'incertitude sur la réouverture du détroit d'Ormuz, par où, avant la guerre en Iran, transitait environ un quart du commerce mondial de pétrole et de gaz.

Parallèlement, le prix du West Texas Intermediate (WTI), référence aux États-Unis (EEUU), se situait à 82,8 dollars par baril après avoir baissé de 0,5%.

Au cours des dernières heures, les autorités d'Iran et des États-Unis ont maintenu un échange de démentis concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, après que le président américain, Donald Trump, ait affirmé que la voie maritime était sous "contrôle total" de son Administration, à un moment où persistent les obstacles pour reprendre les négociations.

"En ce moment, nous avons le contrôle total du détroit d'Ormuz. Ils (les Iraniens) ne le contrôlent pas. Nous avons le contrôle total. C'est à nous", a souligné le président américain dans des déclarations aux médias.

Pour sa part, l'Autorité du Détroit du Golfe Persique (PGSA, selon ses sigles en anglais), l'organisme créé en mai dernier par Téhéran pour gérer le trafic maritime à travers Ormuz, a assuré que "les affirmations et les publications répétées des responsables américains selon lesquelles le détroit d'Ormuz n'est plus bloqué ne changent pas la réalité".

Dans un bref message diffusé sur ses réseaux sociaux, l'organisme a réitéré que "le détroit d'Ormuz reste bloqué et ne rouvrira pas tant que les conditions de l'Iran ne seront pas acceptées", qui incluent la levée du blocus naval sur ses ports, un cessez-le-feu qui englobe également le Liban et la bande de Gaza et la libération des fonds iraniens gelés par Washington.

Dans ce contexte, les investisseurs continueront d'être attentifs ce jeudi à l'évolution de la crise au Moyen-Orient, avec un œil également sur la publication des données de l'indice des prix à la production et des nouvelles demandes d'allocations chômage aux États-Unis.

Dans le domaine européen, avant le coup de cloche, le chiffre définitif de l'inflation en Espagne pour juillet a été diffusé, se situant finalement à 3,6 %, quatre dixièmes au-dessus du mois précédent et un dixième de plus que prévu.

Les chiffres préliminaires du PIB du Royaume-Uni ont également été publiés, reflétant une croissance de 0,4 % au deuxième trimestre, deux dixièmes en dessous du rythme d'expansion enregistré au trimestre précédent.

Dans le domaine corporatif, avant l'ouverture du marché, OHLA a communiqué qu'elle avait obtenu un bénéfice net attribuable de 0,5 million d'euros au cours des six premiers mois de 2026, contre des pertes de 29,7 millions d'euros pour la même période de l'année précédente, malgré l'effet négatif de l'issue défavorable d'un litige lié à l'un de ses chantiers à New York.

De son côté, Digi Spain Telecom, filiale en Espagne du groupe roumain de télécommunications Digi Communications, a enregistré des pertes nettes attribuées de 14,5 millions d'euros au cours de la première moitié de 2026, ce qui implique de multiplier par 14,1 (+1.310 %) les chiffres rouges d'un million d'euros notés au cours de la même période de l'exercice précédent, selon ce qu'elle a notifié ce jeudi à la Commission Nationale du Marché des Valeurs (CNMV) lors de la présentation de ses résultats financiers préliminaires.

Dans les premiers instants de négociation à la Bourse de Madrid, les valeurs financières menaient les hausses au sein de l'Ibex 35. BBVA progressait de 1,49 %, devant Unicaja (+1,18 %), Bankinter (+1,06 %), CaixaBank (+0,93 %), Sabadell (+0,87 %) et Santander (+0,82 %).

Du côté des baisses, les plus grandes corrections au début de la séance affectaient Solaria (-1,11 %), Acciona (-0,47 %) et Acerinox, qui reculait de 0,33 %.

Dans le reste des places du Vieux Continent, les principaux indices européens commençaient également la séance avec des avancées, à l'exception de Londres, qui cédait 0,3 % après la publication du chiffre du PIB britannique. En revanche, Milan grimpait de 0,5 %, Francfort gagnait 0,4 % et Paris s'appropriait 0,2 %.

Sur le marché des devises, l'euro perdait du terrain face au dollar, s'échangeant sur les marchés à 1,1518 dollars, tandis que sur le marché de la dette, le rendement de l'obligation espagnole à dix ans descendait jusqu'à 3,596 %.