Les ménages tirent en été le crédit à la consommation au-dessus de 7.000 millions, plus du double qu'il y a dix ans.

Le crédit à la consommation en été atteint un record avec 7.436 millions, soit 121 % de plus qu'en 2015, et aggrave la dette des ménages espagnols.

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Les ménages espagnols ont formalisé durant juillet et août 2025 un volume de 7.436 millions d'euros en crédit à la consommation, ce qui représente une augmentation de 121 % par rapport aux 3.356 millions de la même période de 2015. Cette hausse constitue un maximum historique et indique que la souscription continuera d'avancer à deux chiffres dans les mois centraux de l'exercice actuel, selon une étude de l'Agence Négociatrice de Produits Bancaires basée sur des données de la Banque d'Espagne.

Depuis l'Agence Négociatrice, ils soulignent que financer les dépenses d'été par le biais de crédits a cessé d'être quelque chose d'épisodique pour se transformer en "une mauvaise habitude financière", articulée surtout à travers le fractionnement des paiements par carte avec des taux d'intérêt dépassant 20 % par an, "bien au-dessus" d'autres formules de financement à la consommation.

L'entité avertit que le principal préjudice découle de la réitération de ces décaissements sur des structures de dette déjà tendues, ce qui intensifie la connue "côte de septembre" en ajoutant de nouvelles mensualités aux dépenses de la "rentrée scolaire" et à l'augmentation générale de la demande de crédit qui caractérise la fin de l'année.

L'analyse situe ce phénomène dans son contexte en rappelant que, selon le "Rapport de Stabilité Financière de Printemps 2026" de la Banque d'Espagne, 54 % des familles espagnoles maintiennent une dette en cours et que le ratio d'endettement se situe à 68 % du revenu brut disponible. De plus, un ménage sur trois avec une dette consacre plus de 30 % de ses revenus au paiement de ses obligations financières, avec un effort particulièrement élevé dans les segments de revenu moyen.

Selon l'avis du PDG de l'Agence Négociatrice, Luis Javaloyes, "le fait que le crédit d'été ait doublé en dix ans est la preuve que de plus en plus de ménages arrivent en juillet sans marge et sortent d'août avec au moins un couple de mensualités supplémentaires à régler à la fin du mois".

"Nous continuons à ajouter, été après été, un volume record de dettes sur des ménages qui étaient déjà ajustés", a alerté Javaloyes en se référant aux prévisions pour l'été 2026, où l'on s'attend à prolonger la tendance haussière dans la souscription de ce type de financement.