Les syndicats vont à nouveau s'absenter de la médiation avec Airbus à la veille de la grève indéfinie.

CGT, UGT et ÚTIL ne se rendront pas à la médiation au SIMA avec Airbus, n'ayant pas reçu une nouvelle offre avant la grève indéfinie du 24 août.

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Les syndicats CGT, UGT et ÚTIL, promoteurs de la grève indéfinie chez Airbus Espagne à partir du 24 août, ont de nouveau décidé de ne pas se présenter à la rencontre avec la société au Service Interconfédéral de Médiation et d'Arbitrage (SIMA) fixée pour demain, 20 août, répétant ainsi le boycott de la réunion du 11 août dernier.

Le motif de cette décision est que, selon les organisations syndicales, le fabricant européen n'a pas mis sur la table une proposition renouvelée qui représente un véritable progrès par rapport à la précédente et qui intègre dans une plus grande mesure les demandes formulées par le personnel.

"Ils ont un rendez-vous au SIMA qui est valide, mais pour nous, après neuf mois de négociation, nous considérons cela comme un acte de mauvaise foi, cherchant à brouiller le comité de grève", a assuré le porte-parole de CGT chez Airbus, Gustavo Retamosa, dans des déclarations à "Cadena Ser".

Parallèlement, Airbus a récemment fait appel au cabinet d'avocats Baker Mckenzie dans le but de réorienter le dialogue avec les syndicats et d'essayer d'atteindre un accord qui freine les mobilisations.

Après les manifestations de juillet, dirigées par le Syndicat Indépendant de Professionnels Aéronautiques (SIPA), et le rejet du préaccord proposé par l'entreprise, le fabricant a choisi de recourir à une médiation professionnelle devant le SIMA pour tenter de rapprocher les positions.

Avec la convocation de la nouvelle grève indéfinie, Airbus a repris contact avec CGT, UGT et ÚTIL, bien que ces organisations aient déjà décidé de ne pas assister à la dernière réunion fixée le 11 août.

Malgré ce blocage, le secrétaire général de UGT Airbus à l'échelle nationale, Edmundo Otero, a exhorté la multinationale à faire un pas en avant et à envoyer une offre révisée aux représentants des travailleurs avant le 24, comme le souligne "Industry Talks".

Préaccord rejeté et cadre de négociation

Le préaccord atteint avec SIPA et CCOO, qui a été rejeté par 49,15 % du personnel, prévoyait une révision salariale générale de 5 % en 2026 et un autre 5 % en 2027, auquel s'ajoutait un 0,5 % annuel destiné à RSI et un autre 0,5 % annuel pour les promotions, en plus d'une prime de fin de cycle de 2 000 euros bruts, d'un système de garantie salariale et du maintien des deux jours de télétravail actuels, entre autres éléments.

Cependant, la société a défendu que ce document ne va pas "disparaître" car il représente "des mois de travail et des avancées très significatives". En fait, Airbus avait déjà annoncé que ce serait "l'élément central" de la médiation proposée devant le SIMA.