Tesla prépare la première du Cybercab sans volant ni pédales pour ce mois.

La société prévoit de commencer le déploiement de son véhicule autonome avec des employés à Austin avant d'élargir le service, tandis que persistent les doutes sur la sécurité et la réglementation.

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FILED - 01 December 2020, Berlin: Elon Musk, head of the space company SpaceX and Tesla CEO, arrives at the Axel Springer Award ceremony. Photo: Britta Pedersen/dpa/Pool/dpa Britta Pedersen/Dpa/Pool/Dpa
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Testa se prépare à donner l'un des pas les plus délicats de son pari sur la conduite autonome. Le Cybercab, son véhicule conçu de zéro pour circuler sans conducteur, volant ni pédales, pourrait commencer à opérer dès ce mois d'août à Austin, Texas.

Le déploiement initial serait limité à des trajets pour les employés de Tesla, selon les informations avancées par The Information et recueillies par Reuters. L'objectif serait d'utiliser ces premières opérations avant d'élargir progressivement l'accès au véhicule.

Il ne faut pas confondre ce lancement avec le service Robotaxi que Tesla propose déjà dans plusieurs villes américaines en utilisant Model Y. La propre entreprise continue d'indiquer actuellement que ses trajets autonomes se réalisent avec ce modèle et que le Cybercab offrira des trajets "dans le futur".

Une voiture construite sans conducteur

Le Cybercab rompt avec l'architecture traditionnelle d'une automobile. Il a deux places et ne possède pas de volant ni de pédales, car il a été conçu spécifiquement pour fonctionner grâce au système de conduite autonome de Tesla.

L'entreprise a commencé à tester en juin des unités de production sans commandes conventionnelles dans les rues d'Austin. Lors de certaines de ces tests, un superviseur de sécurité voyageait sur le siège passager.

Tesla espère qu'à mesure que la fabrication augmentera, le Cybercab remplacera les Model Y actuellement employés dans sa flotte Robotaxi. C'est ce qu'a indiqué la propre entreprise dans sa documentation relative au premier trimestre.

Le grand examen pour la conduite autonome de Tesla

La question n'est pas seulement quand il commencera à transporter des passagers, mais dans quelle mesure il peut le faire sans intervention humaine de manière sûre et à grande échelle.

Tesla base sa stratégie sur des caméras et un logiciel de conduite autonome, face à des concurrents comme Waymo, qui utilisent également d'autres capteurs.

Selon des données recueillies par The Verge, les robotaxis sans supervision de Tesla accumulaient environ 380 000 miles, tandis que Waymo avait dépassé les 220 millions de miles sans conducteur. Les chiffres ne sont pas directement équivalents dans toutes leurs conditions opérationnelles, mais montrent l'énorme différence d'expérience accumulée entre les deux systèmes.

La réglementation, un autre défi

L'absence de volant et de pédales rend également le Cybercab un véhicule particulièrement pertinent pour les régulateurs américains.

Le précédent le plus récent est celui de Zoox, propriété d'Amazon, qui a obtenu en juillet la première autorisation américaine pour opérer commercialement un robotaxi conçu sans contrôles humains traditionnels. La NHTSA a autorisé jusqu'à 2.500 véhicules annuels pendant deux ans, accompagnant la décision d'obligations spécifiques d'information et de sécurité.

Tesla soutient que sa stratégie réglementaire est différente et a déjà intégré le Cybercab à ses enregistrements en tant que fabricant de véhicules auprès de la NHTSA.

La première d'Austin sera, donc, quelque chose de plus que l'arrivée d'un nouveau modèle : ce sera un test décisif pour vérifier si le pari de Tesla de remplacer le conducteur par un logiciel peut passer d'une flotte expérimentale à un service commercial à grande échelle.