Bruxelles rappelle que toute fermeture de frontières intérieures dans Schengen doit être communiquée et justifiée auprès de l'UE

La Commission européenne exige que tout rétablissement de contrôles aux frontières Schengen soit exceptionnel, temporaire, notifié et dûment justifié.

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La Commission européenne a souligné ce vendredi que le Code des frontières Schengen autorise les États membres à rétablir de manière exceptionnelle et limitée dans le temps les contrôles aux frontières intérieures, mais seulement comme "dernier recours" face à une menace grave pour l'ordre public ou la sécurité intérieure. De plus, elle a rappelé qu'il existe l'obligation d'informer cette décision aux institutions européennes et au reste des partenaires communautaires, après que l'Italie a décidé de suspendre les connexions maritimes et aériennes avec l'Espagne en raison de la crise migratoire à Ceuta.

"Les règles prévoient que les États membres peuvent réintroduire exceptionnellement et temporairement des contrôles aux frontières intérieures comme dernier recours pour faire face à des menaces graves pour l'ordre public ou la sécurité intérieure", a indiqué un porte-parole communautaire, qui a également précisé que, si le risque est "imprévisible" et nécessite une réaction immédiate, ces mesures pourront être activées.

Dans tous les cas, l'exécutif communautaire a souligné que le pays qui opte pour cette voie devra en informer la Commission européenne, le Conseil, le Parlement européen et le reste des États membres, en plus de justifier que les conditions énoncées dans la réglementation sont remplies pour pouvoir mettre en œuvre cet instrument.

Concernant la fermeture des connexions maritimes annoncée par l'Italie, l'exécutif communautaire a clarifié que, bien que le Code des frontières Schengen prévoit le rétablissement exceptionnel de la surveillance aux frontières maritimes intérieures, Ceuta et Melilla sont déjà sous le régime spécifique de l'article 41. Par conséquent, les personnes qui sortent de ces deux villes autonomes vers le reste de l'espace européen doivent se soumettre aux vérifications établies.

"En ce moment, il n'y a pas de déplacements ultérieurs depuis Ceuta. La priorité est de contrôler la situation et de garantir le retour des personnes au Maroc. Ceuta et Melilla sont soumises à un régime spécial", a ajouté le porte-parole, soulignant que la réponse immédiate doit se concentrer sur la stabilisation de la crise sur le terrain et assurer le retour de ceux qui ont traversé de manière irrégulière depuis le pays maghrébin.