La Maison Blanche a rejeté qu'il y ait eu une confrontation entre le président des États-Unis, Donald Trump, et le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, à qui, selon "The Washington Post", le président aurait reproché de ne pas lui avoir transmis de manière adéquate une grave pénurie de munitions qui pourrait restreindre les options militaires dans le conflit avec l'Iran.
"J'étais à Camp David avec le président Trump et le secrétaire Hegseth. Cela, littéralement, n'est jamais arrivé, et nous l'avons dit au 'Washington Post' à plusieurs reprises", a déclaré sur les réseaux la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, qui a décrit la nouvelle comme une "histoire de merde vendue à de nombreux médias par quelqu'un qui, clairement, cherche à discréditer le secrétaire" à la Défense.
Dans ce contexte, elle a affirmé avant de qualifier la nouvelle de "fausse" que, "malheureusement pour eux, le président apprécie beaucoup le secrétaire et pense qu'il fait un travail magnifique".
Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, s'est également exprimé à ce sujet, qui, citant la publication de Leavitt, a assuré que depuis le Département de la Défense, ils ont transmis "la même chose" au dit journal. "Quoi qu'il en soit, ils ont publié cette absurdité fausse basée sur des sources anonymes", a-t-il déploré, décrivant l'article comme une "fake news de bout en bout".
Selon "The Washington Post", qui cite deux personnes au courant de la réunion entre Trump et Hegseth à Camp David —le retrait présidentiel situé dans l'État du Maryland—, le président aurait exprimé son mécontentement envers le chef du Pentagone et lui aurait demandé des explications sur pourquoi, supposément, une grave pénurie de munitions lui avait été cachée, ce qui limiterait les capacités militaires actuelles face à l'Iran.
Le malentendu se serait produit vendredi dernier. Ce jour-là, Trump aurait fait part à Hegseth de sa colère, considérant que le problème de la munition "était déjà résolu", selon les sources citées par le quotidien, qui ont parlé sous condition d'anonymat par crainte de représailles.
Hegseth, pour sa part, se serait défendu et aurait désigné son numéro deux, Stephen Feinberg, comme responsable à la fois de la pénurie de munitions et de ne pas avoir garanti que le président soit pleinement au courant de la situation.
Le secrétaire à la Défense figurait parmi les principaux partisans d'une offensive militaire contre l'Iran et aurait persuadé Trump qu'il s'agirait d'une victoire rapide et relativement simple, selon plusieurs sources consultées par "The Washington Post". Le journal ajoute, en se référant à l'une de ces sources, que la pénurie de munitions —surtout de missiles guidés à longue portée et d'intercepteurs de défense aérienne— est l'un des facteurs qui ont conduit l'occupant de la Maison Blanche à freiner de nouvelles attaques massives contre l'Iran ces derniers jours.
Le magnat républicain a affirmé lundi qu'il avait ordonné et ensuite annulé "la plus grande attaque depuis la Seconde Guerre mondiale", en attendant de nouvelles négociations sur le détroit d'Ormuz et après une prétendue demande d'Arabie Saoudite, entre autres pays de la région, ainsi que de l'Iran, qui a démenti une telle allégation.