Au moins 14 militaires nigériens ont perdu la vie et plusieurs autres ont été blessés ce vendredi dans un affrontement direct entre l'Armée du Niger et le groupe jihadiste Boko Haram dans la région de Diffa, située au sud-est du pays, dans la bande frontalière avec le Nigeria.
Selon les autorités locales, citées par le média Actuniger, les forces de sécurité ont réussi initialement à repousser l'offensive, mais lors de la poursuite après le premier contact, les insurgés ont organisé une "embuscade" contre les soldats. Pour l'instant, aucun bilan sur les pertes parmi les attaquants n'a été fourni.
Le gouverneur de Diffa, le général de division Mahamadou Ibrahim Bagadoma, accompagné d'une large délégation des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), a assisté à la cérémonie funéraire en l'honneur des militaires tombés lors de l'affrontement.
"Malgré les sacrifices réalisés, les forces de sécurité restent pleinement mobilisées pour défendre l'intégrité du territoire national, protéger la population civile et préserver la paix et la stabilité. Leur engagement quotidien, souvent au prix de leurs vies, démontre leur adhésion aux valeurs du patriotisme, de l'honneur et de la loyauté à leur serment de défendre la Nation", a décrit le gouverneur.
La région de Diffa, à l'extrême sud-est du Niger, subit depuis 2015 une détérioration constante de la situation sécuritaire en raison de la multiplication des attaques de Boko Haram et de ses scissions, dont la branche centrafricaine de l'État Islamique (ISWAP), très active dans le bassin du lac Tchad. En réponse aux offensives récurrentes de ces groupes armés, les Forces de Défense et de Sécurité ont renforcé et intensifié leurs opérations dans la zone.