Arcadi España reproche à Feijóo son "meeting politique" à Ceuta et réclame plus de dialogue institutionnel face à la crise migratoire.

Arcadi España critique le "meeting politique" de Feijóo à Ceuta et défend une réponse légale, humanitaire et coordonnée à la crise migratoire.

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Le ministre des Finances, Arcadi España, a reproché ce jeudi au président du Parti Populaire, Alberto Núñez Feijóo, d'être allé à Ceuta pour donner un "meeting politique" avec l'objectif d'obtenir des "votes", et a défendu que la réponse à la crise migratoire passe par le renforcement du dialogue au sein de l'Union Européenne (UE), avec le Maroc et entre toutes les administrations impliquées pour trouver des "solutions".

Espagne a fait ces déclarations à Alicante, lors d'une visite aux installations de Mercalicante et au siège du Groupe Nufri, en réponse aux questions des journalistes sur le voyage de Feijóo à Ceuta la veille, au cours duquel le leader du PP a présenté sept "solutions indispensables" face à la crise migratoire. Parmi ces propositions, le dirigeant populaire a suggéré d'instaurer un commandement unique dans la ville autonome, ainsi que le retour volontaire ou l'expulsion de "tous ceux qui sont entrés illégalement" et la "réciprocité" dans les relations avec le Maroc.

Le titulaire des Finances a souligné la "difficile" conjoncture que vit Ceuta et sa population et a réaffirmé que l'Exécutif central agira en respectant "la légalité" et l'État de droit, d'un point de vue "humanitaire" et en appliquant "toute la réglementation et les procédures qui doivent être appliquées".

Dans cette ligne, il a indiqué que le gouvernement d'Espagne maintient des contacts "depuis le premier jour" avec l'Exécutif de la ville autonome pour rendre effective la loi et renforcer les ressources disponibles. Selon ses détails, 6,5 millions d'euros ont été attribués pour des aides aux ONG et 25 millions d'euros destinés à l'accueil des mineurs non accompagnés qui sont arrivés à Ceuta.

En même temps, il a accusé le PP d'essayer d'obtenir des "votes dans le conflit" et de présenter une initiative comme "solution à tous les problèmes" qui, en pratique, reposerait sur le fait que "toutes les personnes qui avaient traversé la frontière et qui étaient maintenant à Ceuta soient renvoyées, en particulier, aussi les enfants". "Si la seule proposition du principal parti de l'opposition est de commettre une illégalité, je pense que ce n'est pas le chemin, et ils le savent", a-t-il souligné.

Arcadi España a défendu que "les filles qui sont maintenant à Ceuta doivent avoir un traitement individualisé" et a réitéré qu'il faut accorder "de l'importance à l'enfant, aux droits des mineurs", situés "bien au-dessus" de "l'intérêt du Parti Populaire", selon ses affirmations.

Le ministre a insisté sur le fait que, face aux cas "dramatiques" de mineurs étrangers non accompagnés, l'Espagne doit offrir "un traitement d'un pays décent", qui respecte "la loi" et applique "les normes de l'État de droit".