La nouvelle Loi sur le Médicament permettra de payer plus pour les médicaments de marque

Génériques moins chers, marques plus chères : ainsi cela t'affectera la nouvelle Loi sur le Médicament. De plus, elle cherche à éviter les pénuries et élargit la prescription.

3 minutes

CNMC cifra en 1.800 millones/año el ahorro de seguir sus medidas en medicamentos y farmacias, con 45.000 nuevos empleos OBSERVATORIO DEL MEDICAMENTO
Ajouter DÉMOCRAT sur Google

Publié

Dernière mise à jour

3 minutes

Le Conseil des Ministres a approuvé le projet de Loi sur les Médicaments et Produits de Santé, une réforme intégrale du système pharmaceutique qui permettra de différencier le prix des génériques et des médicaments de marque.

Le changement peut affecter directement ce que paie le patient à la pharmacie : le Système National de Santé financera un montant maximum et celui qui préfère un médicament de marque avec un prix supérieur pourra avoir à payer la différence.

La mesure n'est pas encore en vigueur. Le projet commence maintenant sa procédure parlementaire dans les Cortes Generales.

Que se passera-t-il si le patient choisit un médicament de marque

Le nouveau modèle permettra que les médicaments génériques compétent en réduisant leur prix. Lorsque plusieurs médicaments auront le même principe actif, dosage, présentation et voie d'administration, le financement public pourra être lié à un montant maximum.

Si le patient accepte le médicament situé dans le prix financé, la contribution qui lui revient sera appliquée en fonction de sa situation.

Si il demande une marque plus chère, il pourra avoir à payer la différence entre le montant couvert par le Système National de Santé et le prix de cette présentation.

Cela ne signifie pas que tous les médicaments de marque vont devenir plus chers ni que la mesure est déjà appliquée. Son ampleur dépendra du texte définitif, de son développement réglementaire et des médicaments inclus dans chaque regroupement.

Un nouveau système de prix dynamiques

La future loi incorpore un système de prix dynamiques pour compléter le modèle actuel de prix de référence. L'objectif est que l'entrée d'un médicament générique provoque une première baisse et que des réductions ultérieures puissent être appliquées en fonction du volume de dispensation et de l'évolution du marché.

La Santé entend utiliser cette concurrence pour réduire les dépenses pharmaceutiques sans retirer des médicaments du financement public.

Mesures contre la pénurie

Le projet crée de nouveaux instruments pour prévenir et gérer le manque de médicaments. Parmi eux figure la reconnaissance des médicaments dits stratégiques, considérés comme essentiels pour l'assistance sanitaire et dont la disponibilité doit être protégée.

La réforme renforce les obligations d'information sur les stocks et permettra d'adopter des mesures face à des problèmes d'approvisionnement.

Des mécanismes sont également prévus pour faciliter un accès plus rapide à certains traitements innovants qui n'ont pas encore terminé leur processus ordinaire de financement lorsqu'il n'existe pas d'alternative thérapeutique.

Les infirmières et les physiothérapeutes pourront prescrire plus de produits

La loi élargit la participation d'autres professionnels de santé dans l'indication et la prescription de médicaments et de produits de santé dans le cadre de leurs compétences.

Les infirmières et les physiothérapeutes pourront intervenir dans de nouveaux cas, avec les limites et conditions que le développement de la norme établira. Il ne s'agit pas d'une autorisation générale pour prescrire n'importe quel médicament.

Le projet prévoit également de faciliter l'accès à domicile à certains traitements lorsque des raisons d'assistance le justifient.

Quand les changements commenceront-ils à s'appliquer ?

Il n'y a pas de date fixe. Après l'approbation du Conseil des ministres, le projet doit passer par le Congrès et le Sénat.

Les Cortes pourront modifier son contenu et, une fois la loi approuvée et publiée, certaines mesures nécessiteront des règlements ou des ordres ultérieurs pour concrétiser leur application.

Par conséquent, les patients n'ont pas à payer dès maintenant une différence pour demander un médicament de marque. Le système en vigueur continuera à s'appliquer jusqu'à ce que la réforme complète son traitement et que ses mécanismes de financement entrent en vigueur.