La Fédération Espagnole des Associations de Spina Bifida et Hydrocéphalies (FEBHI) a exprimé sa satisfaction pour l'incorporation de la spina bifida au Réel Décret qui élargit l'accès à la retraite anticipée pour handicap, en vigueur depuis ce vendredi, qualifiant cette décision comme un "acte de justice sociale".
Selon ce que la fédération a expliqué, la nouvelle réglementation permet aux personnes travaillant avec un degré de handicap égal ou supérieur à 45 pour cent de pouvoir prendre leur retraite de manière anticipée à partir de 56 ans. La mesure s'appuie sur des preuves qui constatent une diminution significative de l'espérance de vie à l'âge adulte associée à cette malformation congénitale.
L'incorporation de la spina bifida dans l'annexe mise à jour par ce décret s'inscrit dans les améliorations introduites précédemment dans le RD 370/2023, qui assouplissent les conditions d'accès à la retraite anticipée. Parmi d'autres changements, la période minimale de cotisation exigée depuis la reconnaissance d'un handicap supérieur à 45 pour cent est réduite à cinq ans.
De plus, il est prévu que ceux qui présentent plusieurs pathologies puissent atteindre ensemble ce 45 pour cent, tant que la spina bifida représente au moins 33 pour cent du total. De la même manière, la procédure d'accréditation est simplifiée par des certificats des services sociaux compétents ou des rapports médicaux officiels qui déterminent la date de début ou de manifestation de la pathologie.
"Journée historique" pour les personnes avec spina bifida
"Aujourd'hui est une journée historique pour les personnes avec spina bifida et leurs familles en Espagne", a souligné la présidente de FEBHI, Carmen Gil, qui a souligné que l'inclusion "est un acte de justice sociale" et qu'elle représente la reconnaissance de l'"effort extraordinaire" que réalisent dans leur parcours professionnel les personnes avec spina bifida.
Cette avancée normative répond à la campagne de sensibilisation "Et la spina bifida, quoi ?", promue par FEBHI dans le but de donner de la visibilité à la situation sociosanitaire de ceux qui naissent avec ce handicap.
Pour soutenir sa revendication, FEBHI a créé une commission de travail spécifique au sein de son Conseil d'État et a coordonné des actions avec COCEMFE, réussissant à rassembler 13 études scientifiques et 10 rapports médicaux élaborés par des spécialistes qui documentent de manière empirique l'impact de la maladie.
Les recherches recueillies montrent que les personnes atteintes de spina bifida enregistrent des taux de mortalité très supérieurs à ceux de la population générale. Les données médicales indiquent que la somme des complications affectant le système nerveux central, l'appareil locomoteur et le système génito-urinaire provoque une détérioration intense qui a un impact direct sur l'espérance de vie et sur la capacité à maintenir l'activité professionnelle au fil du temps.
Depuis FEBHI, ils ont assuré qu'ils continueront à travailler pour que ce droit soit appliqué et diffusé correctement parmi toutes les personnes concernées, veillant à ce qu'elles disposent de toutes les informations nécessaires pour entamer leurs démarches de retraite anticipée.