Plus Madrid a enregistré une initiative pour promouvoir une analyse approfondie de la situation des universités privées dans la Communauté de Madrid, tant des déjà autorisées que de celles en phase d'accréditation, et pour que les rapports de qualité nécessaires à leur création deviennent contraignants.
Par le biais d'une Proposition Non de Loi présentée par les députés Antonio Sánchez Domínguez et Juan Varela-Portas, la formation demande que cette étude examine l'impact des universités privées sur l'écosystème universitaire madrilène et les conséquences que cela aurait "de rendre contraignants les rapports préceptifs qui évaluent la qualité des projets qui aspirent à devenir des universités".
Selon ce qu'a expliqué Plus Madrid dans un communiqué, l'implantation et la croissance de ces institutions "ont été accompagnées au cours des dernières décennies de rapports négatifs émis par le Ministère des Universités, des entités externes et des institutions" de la propre Communauté de Madrid.
Le groupe parlementaire dénonce que le Gouvernement régional a autorisé l'ouverture de ces centres "malgré ces rapports" et alerte sur "une possible inflation" du terme université qui "finirait par équiper des institutions de renommée reconnue avec d'autres dont on connaît principalement les investisseurs".
Selon l'avis de la formation, l'absence de contrôles suffisants a permis la mise en place d'une dizaine d'universités privées en à peine dix ans et a consolidé un modèle universitaire dual dans lequel la capacité économique peut finir par remplacer le dossier académique et la note obtenue aux Épreuves d'Accès à l'Université (PAU) pour suivre certaines carrières.
"Concurrence inégale" avec l'université publique
Plus Madrid soutient en outre qu'il existe une "situation de concurrence inégale" entre les universités privées et les publiques, soumises à "des procédures plus exigeantes" et plus longues lorsqu'elles souhaitent élargir leur offre de diplômes, de masters, de places ou de lignes de recherche.
Dans ce sens, le parti argumente que la "sous-financement" des universités publiques réduit leur marge pour répondre à la demande de nouvelles qualifications et ouvre un espace qui finit par être occupé par des centres privés.
Pour cette raison, la proposition appelle à étudier la "relation existante" entre l'augmentation de la demande d'universités privées, l'absence de création de nouvelles universités publiques dans la Communauté de Madrid au cours des 20 dernières années et le manque de ressources économiques suffisantes pour ces dernières.
En conclusion, l'initiative propose d'analyser la possibilité de créer des organismes indépendants, externes et à but non lucratif, de portée nationale ou internationale, qui se chargent de garantir la qualité et la viabilité des projets de nouvelles universités privées.