Unidas por Extremadura a exigé ce lundi la mise en place d'un Pacte d'État contre les incendies forestiers qui "fasse que l'investissement dans la prévention se multiplie par dix parce que sinon cela va être notre pain quotidien chaque été".
Ainsi s'est manifestée la porte-parole d'Unidas por Extremadura, Irene de Miguel, lors d'une conférence de presse tenue à Mérida après la réunion des porte-paroles, où elle a fait allusion aux incendies "dévastateurs" enregistrés ces derniers jours dans différents territoires du pays, qui selon elle "doivent faire réfléchir" sur la gravité du problème.
Lors de cette comparution, De Miguel a exprimé son soutien aux personnes touchées par les feux en Castille-et-León, à Madrid et en Communauté valencienne, ainsi qu'à "les personnes qui mettent leur vie en jeu face au feu, aux pompiers forestiers, à l'UME et à toutes les forces de sécurité de l'État".
Face à ce scénario, la dirigeante d'Unidas por Extremadura a appelé à "laisser de côté les consignes idéologiques et le récit que certains veulent imposer en ce moment par le biais de désinformation et de rumeurs" et a réclamé que les plans de prévention soient mis en œuvre, dont l'application, a-t-elle dénoncé, est "quasi inexistante pour de nombreuses raisons, par manque d'argent dans les municipalités, par manque aussi parfois de volonté politique".
Selon ses explications, "il n'y a rien de mal à reconnaître que le climat change, que nous faisons face à des vagues de chaleur et à des coups de chaleur qui font que le feu soit de ces dimensions, de cette ampleur et soit hors de notre capacité d'extinction", a souligné De Miguel qui a également demandé "d'investir au maximum dans la prévention des incendies".
Lors de son intervention, Irene de Miguel a également répondu à la conseillère des Finances et porte-parole de la Junta de Extremadura, Elena Manzano, qui il y a une semaine l'accusait de mentir lorsque la représentante d'Unidas por Extremadura avertissait que la région n'est pas suffisamment préparée pour faire face à nouveau à de grands incendies, comme celui enregistré l'année dernière à Jarilla.
Dans ce sens, elle a souligné qu'"à la date du 27 juillet, un total de zéro euros a été investi par la Junta de Extremadura dans les plans de prévention des incendies", face à quoi De Miguel a de nouveau exigé d'investir "dix fois plus" dans la prévention des incendies et que les plans de prévention périurbains soient mis en œuvre de manière effective.
"Nous ne pouvons pas attendre", a déclaré Irene de Miguel, qui a critiqué que dans le décret de haute saison des incendies "l'utilisation de machines lourdes est autorisée uniquement avec une déclaration responsable à des moments où l'alerte est rouge en Estrémadure ou il est permis de brûler des résidus", quelque chose qui, comme elle l'a souligné, "n'est pas suffisant".