Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a réclamé ce lundi aux États-Unis et à l'Iran de revenir à la table des négociations pour conclure un accord "le plus tôt possible" après l'expiration du mémorandum d'entente de 60 jours, qui prévoyait une trêve, dans le but d'atteindre la fin définitive des hostilités et la réouverture du passage d'Ormuz.
Guterres a insisté sur le fait qu'"il n'existe pas de solution militaire à ce conflit", exhortant tous les impliqués à parvenir à un entendement "pacifique" et "durable" qui évite une éventuelle "action militaire" dans la région, en plus d'appeler à "réduire le ton de la rhétorique" employée ces derniers jours.
Selon les détails fournis par son porte-parole, Stéphane Dujarric, le mémorandum d'entente de 14 points qui vient d'expirer prévoyait une trêve de 60 jours pour négocier un pacte définitif, centré sur la question nucléaire iranienne, la réouverture sans péage du détroit d'Ormuz et la mise en place d'un fonds de reconstruction pour l'Iran doté de 300 milliards de dollars.
Ce mémorandum, parrainé par le Pakistan en tant que médiateur, incluait également la levée des sanctions des États-Unis, tant celles qui s'appliquent dans le cadre des Nations Unies ou de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) que toutes les sanctions directes ou secondaires imposées par Washington.
Le président américain, Donald Trump, a affirmé ce même lundi que l'Iran doit "lever le drapeau blanc" et "se rendre" face à la situation découlant de la guerre commencée en février dernier, et a même menacé de bombarder Oman s'il intervient dans la gestion du détroit d'Ormuz, à un moment où Mascate maintient des conversations avec Téhéran sur le transit par ce passage stratégique.