Airbus Espagne a transféré au SIMA et aux organisations syndicales une nouvelle offre dans laquelle le groupe aéronautique se déclare prêt à ouvrir un processus de dialogue pour convenir de la possible liaison de l'augmentation salariale à l'IPC et réduire les délais de récupération du pouvoir d'achat, ainsi que d'autres ajustements.
"Le défi partagé est de définir de manière conjointe un équilibre qui garantisse cette récupération sans compromettre la compétitivité d'Airbus en Espagne ni nuire aux augmentations individuelles ou aux promotions", indique l'entreprise dans une note interne envoyée au personnel à laquelle a eu accès Europa Press.
Malgré ce mouvement, les centrales UGT, CGT et ÚTIL, qui ont enregistré une grève indéfinie à partir du 24 août, ont décidé de ne pas assister à la nouvelle session de médiation tenue ce jeudi, tandis que CCOO, SIPA et ATP --les trois organisations qui ont soutenu l'accord précédent rejeté par référendum par les travailleurs-- ont bien assisté à la rencontre.
En relation avec la réglementation actuelle du travail à distance et les accords individuels en vigueur, la société indique qu'elle s'efforcera de définir le meilleur cadre possible pour favoriser la collaboration au sein des équipes, garantissant en même temps que le droit aux vacances sera maintenu dans les mêmes termes qu'auparavant.
Concernant le système Bradford, la multinationale rappelle qu'elle a présenté un recours en cassation devant la Chambre sociale de la Cour suprême dans le but que les parties puissent se réunir pour négocier un modèle alternatif.
Dans d'autres domaines, la proposition renouvelée prévoit un "respect intégral" des conditions de travail conformément à la réglementation en vigueur et l'ouverture d'un canal de dialogue au niveau national, avec le préavis nécessaire, dans le cadre du projet Bromo.
En ce qui concerne les charges de travail dans l'usine de Cádiz, l'entreprise s'engage à revoir le degré de conformité des accords déjà signés et à étudier les besoins futurs d'activité pour "garantir les engagements pris".
De plus, Airbus propose d'aborder par la négociation des questions telles que les cantines et les services sociaux, le transport collectif et les itinéraires, la flexibilité horaire, le catalogue de postes types et une résolution globale du conflit, des sujets sur lesquels elle montre sa disposition à continuer à discuter.
Après le rejet majoritaire de ses propositions lors de la consultation tenue à la fin juillet et face à l'annonce de grève depuis le 24 août, la direction souligne qu'elle considère indispensable d'épuiser tous les outils de négociation pour maintenir le dialogue ouvert et éviter un scénario de blocage.
Dans ce contexte, ce jeudi a eu lieu une nouvelle réunion de médiation au SIMA, la troisième promue par le fabricant européen, dans le but de "créer un cadre de travail stable qui nous permette de trouver des solutions partagées et d'atteindre des accords solides qui répondent à la situation actuelle et renforcent notre projet commun".
Les syndicats prévoient de promouvoir un arrêt de trois heures dans les centres de travail espagnols le lundi prochain et d'organiser des assemblées où il sera proposé de transformer cette mobilisation en une grève indéfinie et à temps plein à partir du lendemain, 25 août.