L'Ibex 35 conclut la semaine avec une baisse de 0,10 % et se situe à 20.156 points.

L'Ibex 35 enchaîne sa première semaine en rouge en un mois, pressé par la tension géopolitique, les nouveaux tarifs de Trump et des données mixtes en Europe.

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L'Ibex 35 a terminé la semaine avec un recul accumulé de 0,10%, se maintenant à 20.156 points, après des journées conditionnées par les tensions géopolitiques persistantes. C'est la première fois en un mois que l'indice espagnol clôt une semaine en territoire négatif.

Lors de la séance de ce vendredi, l'Ibex 35 a cédé 0,06%, bien qu'au cours de la semaine, il ait atteint de nouveaux sommets annuels.

"L'évolution des prix en Espagne continue de générer de l'inquiétude. En juillet, l'inflation annuelle a rebondi à 3,6%, dépassant d'un dixième l'estimation préliminaire. Pour sa part, la variation mensuelle s'est établie à 0,3%, ce qui projette un rythme annualisé de 3,66% et confirme l'absence de signes de modération", a affirmé l'analyste de XTB, Javier Cabrera.

L'Autorité du Détroit du Golfe Persique (PGSA, pour ses sigles en anglais), organisme constitué en mai dernier par Téhéran pour superviser le trafic maritime à Ormuz, a réitéré ces dernières heures que "le détroit d'Ormuz reste bloqué et ne rouvrira pas tant que les conditions de l'Iran ne seront pas acceptées, à savoir, la fin du blocus naval de ses ports, un cessez-le-feu incluant le Liban et la bande de Gaza, ainsi que la libération des fonds iraniens gelés par Washington.

Ce vendredi, les investisseurs ont également dû digérer la décision du président des États-Unis, Donald Trump, d'appliquer des droits de douane allant jusqu'à 100% sur les drones et composants connexes importés aux États-Unis, avec l'objectif déclaré de soutenir l'industrie nationale, de renforcer les chaînes d'approvisionnement et de diminuer la dépendance de l'extérieur.

Pour les drones et pièces en provenance de l'Union européenne, du Japon, du Liechtenstein, de la Corée du Sud, de la Suisse et de Taïwan, la taxe sera de 15%; tandis que pour ceux fabriqués au Royaume-Uni, elle sera limitée à 10%, tant que pratiquement tout le matériel, logiciel et technologie provient de ces pays et des États-Unis.

Dans le domaine européen, les données d'inflation de juillet en France ont été publiées, dont le taux annuel a rebondi de trois dixièmes, atteignant 2,1%, poussé par la hausse des prix de l'énergie et des services.

De plus, il a été révélé que le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a progressé de 0,4% trimestriel entre avril et juin, le plus grand accroissement depuis le début de 2025 et réalisé malgré le conflit au Moyen-Orient. Cela représente une claire accélération par rapport au premier trimestre, lorsque l'économie du bloc est restée pratiquement stagnante.

En Espagne, l'Institut National de la Statistique (INE) a diffusé à 9h00 les données de juin concernant le chiffre d'affaires du secteur des services et de l'industrie, qui reflètent des augmentations de 8,8 % et de 9,2 %, respectivement. Ce faisant, les services enchaînent 27 mois consécutifs de hausses interannuelles et l'industrie en est déjà à quatre mois consécutifs à la hausse.

Sur le terrain corporatif national, Ferrovial a communiqué après la clôture de la séance d'hier qu'il retirera sa cotation de la Bourse d'Amsterdam à partir de septembre, place où il a transféré son siège social en 2023 pour faciliter son saut sur le parquet américain, après que sur ce dernier marché plus de titres de la société soient déjà négociés qu'en Espagne.

Concrètement, la dernière journée de négociation de Ferrovial sur Euronext Amsterdam sera le 10 septembre 2026, tandis que l'exclusion effective de la bourse néerlandaise sera fixée au 11 septembre 2026. Ferrovial continuera à être coté au Nasdaq de New York et sur les bourses espagnoles et maintiendra son siège social aux Pays-Bas, soumis au cadre réglementaire et de gouvernance d'entreprise de ce pays.

Parmi les valeurs les plus haussières de ce vendredi, on a distingué Banco Sabadell (+1,50 %), Amadeus (+1,49 %), Repsol (+1,13 %), Unicaja (+1,06 %), Mapfre (+0,96 %) et Cellnex (+0,80 %). Du côté des baisses, se sont situés Grifols (-2,86 %), Aena (-1,71 %), Ferrovial (-1,42 %), Acerinox (-0,99 %), Sacyr (-0,88 %) et Puig (-0,70 %).

En ce qui concerne le reste des grandes places européennes, seule Francfort a réussi à esquiver les baisses, avec une avance de 0,53 %. Londres a reculé de 0,21 % ; Paris, de 0,16 % ; et Milan, de 0,20 %.

Le baril de Brent se négociait aux alentours de 87,88 dollars à la clôture européenne, soit 0,92 % de plus, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) se situait à 81,70 dollars, avec une hausse de 0,55 %.

Sur le marché de la dette, le rendement de l'obligation espagnole à 10 ans a terminé à 3,644 %, au-dessus des 3,561 % enregistrés à la clôture de jeudi. En conséquence, la prime de risque par rapport à l'obligation allemande a légèrement augmenté jusqu'à 44,1 points de base.

Sur le marché des devises, l'euro s'est apprécié de 0,45 % par rapport au dollar à la clôture de la séance européenne, atteignant un taux de change de 1,1581 dollars pour chaque euro.

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