La guerre entre les États-Unis et l'Iran reprend de l'ampleur. Washington a répondu par de nouveaux bombardements sur le territoire iranien après que deux soldats américains ont été tués en Jordanie lors d'une attaque par missiles balistiques et drones.
Le Commandement central des États-Unis, connu sous le nom de CENTCOM, a confirmé que les deux militaires étaient décédés vendredi alors que les forces nord-américaines et leurs alliés tentaient d'intercepter les projectiles lancés par l'Iran contre une base utilisée par les États-Unis et les forces associées.
Un troisième militaire est toujours porté disparu. Quatre autres membres ont été évacués vers des hôpitaux jordaniens, bien qu'ils aient déjà reçu leur congé. Les soldats soignés pour des blessures mineures sont retournés au service.
Les États-Unis ne diffuseront pas les identités des décédés jusqu'à ce qu'ils aient terminé la communication avec leurs familles.
Huitième nuit consécutive d'attaques
CENTCOM a annoncé dans la matinée de ce dimanche qu'il avait complété la huitième nuit consécutive d'attaques contre des objectifs iraniens.
Les bombardements ont atteint des installations de surveillance côtière, des systèmes de défense antiaérienne, des capacités maritimes et des entrepôts de missiles et de drones. Les États-Unis ont également attaqué des positions de la Garde révolutionnaire qui, selon Washington, étaient directement liées au lancement des projectiles contre leurs troupes en Jordanie.
La Maison Blanche présente la campagne comme une opération visant à réduire la capacité de l'Iran à frapper des bases américaines, des alliés régionaux et des routes maritimes. Il ne s'agit plus d'une représaille isolée, mais d'une offensive soutenue qui augmente le risque d'une guerre plus large.
Ce qui s'est passé en Jordanie
L'attaque contre la base en Jordanie a combiné des missiles balistiques et des drones. Une partie des menaces a été interceptée, mais pas toutes.
Deux soldats ont été tués lors de la défense de l'installation. Le bilan laisse également un militaire disparu et plusieurs blessés. C'est l'un des coups les plus graves subis par les forces américaines depuis la reprise ouverte des combats avec l'Iran.
La Jordanie a participé à l'interception de certains projectiles qui ont traversé son espace aérien. L'attaque confirme que l'escalade ne se limite plus au territoire iranien ni aux bases américaines en Irak ou dans le Golfe : des pays alliés de Washington sont également exposés.
L'Iran intensifie la pression régionale
L'Iran a intensifié ces derniers jours ses attaques contre des pays de la région qui abritent des troupes, des installations ou des intérêts américains.
Des missiles et des drones iraniens ont atteint ou menacé des infrastructures en Jordanie, Kuwait et d'autres points du Golfe. Le Koweït a dénoncé des dommages sur des installations essentielles, tandis que plusieurs États ont activé des alertes aériennes et des mesures de protection pour la population.
Le message de Téhéran est clair : si les États-Unis maintiennent les bombardements, la réponse ne se limitera pas à un seul front.
Le détroit d'Ormuz, sous tension
La guerre affecte également le trafic maritime et les routes énergétiques. La tension autour du détroit d'Ormuz, par où circule une partie décisive du pétrole et du gaz mondial, maintient en alerte les gouvernements, les compagnies maritimes et les marchés.
Chaque attaque dans la zone augmente la peur d'interruptions dans l'approvisionnement énergétique et d'une hausse des prix. Pour Washington, protéger ces routes est une priorité stratégique. Pour l'Iran, faire pression sur elles est une façon de multiplier le coût international de l'offensive américaine.
La guerre terrestre, aérienne et maritime commence ainsi à se mêler à un risque économique global.
Washington intensifie la pression
La mort des deux soldats augmente la pression politique sur les États-Unis pour répondre avec plus de force. CENTCOM assure qu'il a déjà frappé les unités de la Garde révolutionnaire liées à l'attaque en Jordanie, mais la marge pour une nouvelle escalade reste ouverte.
L'Iran, pour sa part, a averti qu'il élargira ses opérations si les bombardements américains continuent. La combinaison d'attaques sur des bases, des infrastructures militaires et des routes maritimes transforme chaque mouvement en une possible porte d'entrée à une guerre régionale plus étendue.
Pour l'instant, il n'y a pas de négociation ouverte capable de récupérer la trêve rompue. La dernière heure pointe dans la direction opposée : plus d'attaques, plus de pays impliqués et moins d'espace pour une sortie rapide.