La Colombie approuve la souveraineté israélienne sur les hauteurs du Golan syrien.

Colombie reconnaît la souveraineté d'Israël sur le Golan après avoir repris des relations diplomatiques et en pleine tension à cause de la guerre au Moyen-Orient.

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La Colombie a communiqué ce lundi qu'elle reconnaît la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, une région que l'État israélien a arrachée à la Syrie pendant la guerre des Six Jours (1967) et la guerre du Yom Kippour (1973) et qui est passée sous son contrôle effectif en 1981. La décision est rendue publique quelques semaines après que Bogotá a annoncé la reprise de ses relations diplomatiques avec les autorités israéliennes.

L'exécutif d'Abelardo de la Espriella a justifié cette étape en faisant appel à "l'importance stratégique" de la zone pour la "sécurité" d'Israël et à la "persistante instabilité" au Moyen-Orient, c'est pourquoi il a soutenu "le droit de cet État à se protéger contre des menaces extérieures".

Le ministère des Affaires étrangères colombien a expliqué dans un communiqué que "pendant des décennies, Israël a été confronté à des défis de sécurité persistants et d'ordre existentiel le long de ses frontières. Ces menaces se sont intensifiées de manière significative ces dernières années, culminant avec les horribles attentats terroristes du 7 octobre, qui ont mis en évidence la gravité et la nature changeante des dangers auxquels le peuple israélien est confronté".

Dans cette ligne, la diplomatie colombienne soutient que le "maintien du contrôle et de la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan" est "essentiel" pour sa défense et "sa capacité à protéger et sauvegarder ses citoyens".

Le département dirigé par Omar Bula Escobar a également souligné que, "avec cette décision, la Colombie réaffirme son engagement en faveur de la recherche d'une paix stable et durable au Moyen-Orient", bien que l'annexion du Golan par Israël continue de ne pas être reconnue par une grande partie de la communauté internationale.

Le ministre des Affaires étrangères d'Israël, Gideon Saar, a exprimé publiquement sa gratitude envers De la Espriella, qu'il a qualifié de "bon ami", et envers son homologue colombien pour une résolution qu'il a qualifiée d'"historique".

"Ainsi, le président de la Colombie a démontré, dans l'une de ses premières décisions en fonction, son leadership, ses valeurs et son engagement envers Israël et la sécurité d'Israël. Israël est un petit pays sans profondeur stratégique. Avoir des frontières défendables est essentiel pour Israël afin de garantir l'existence du peuple juif dans sa patrie historique", a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux.

Le chef de la diplomatie israélienne a expliqué que cette position découle de la rencontre qu'il a eue avec le président colombien à Barranquilla jeudi dernier et a assuré qu'il continuera à encourager d'autres États à rejoindre les États-Unis et la Colombie "dans la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le Golan, sur lequel la loi israélienne a été appliquée il y a 45 ans".

La déclaration intervient quelques jours après que la Colombie et Israël ont rétabli leurs liens diplomatiques, qui avaient été suspendus en mai 2024 par décision de l'ancien président colombien, Gustavo Petro, en réponse aux accusations contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans la bande de Gaza.

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