Le président de France, Emmanuel Macron, a exprimé son soutien au chef de l'exécutif espagnol, Pedro Sánchez, à qui il a offert "toute l'aide nécessaire" pour faire face à la crise migratoire à Ceuta, y compris le soutien de l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex).
Dans un message long diffusé sur les réseaux sociaux après avoir conversé par téléphone avec Sánchez, le dirigeant français a souligné : "J'applaudis la coopération en cours avec le Maroc, qui a déjà permis aujourd'hui plus de 40.000 retours de Ceuta vers le Maroc. Les ministres de l'Intérieur sont en contact pour assurer un suivi étroit de la situation".
Macron a remarqué que Ceuta "ne bénéficie pas de la libre circulation vers le reste de l'espace Schengen". "Cependant, j'ai demandé hier au ministre de l'Intérieur de renforcer les contrôles à notre frontière avec l'Espagne si nécessaire : quatre unités de forces mobiles, des avions et des drones sont déployés", a ajouté le président français.
Dans cette ligne, il a soutenu que ces décisions s'ajoutent à celles adoptées par l'exécutif français depuis 2020 pour renforcer la protection de la frontière avec l'Espagne "en étroite coordination, avec des brigades communes et une action conjointe de lutte contre l'immigration clandestine".
Selon ce qu'il a expliqué, "ces mesures viennent compléter les instruments européens adoptés pour assurer les retours et appliquer le pacte d'asile et de migrations, avec une chute de 25% des flux irréguliers vers l'Union européenne l'année dernière et une diminution continue des routes migratoires atlantique et de la Méditerranée occidentale en 2026".
Le président français a ainsi revendiqué les principes de "solidarité et de responsabilité" avec les partenaires de l'UE dans l'application de la réglementation européenne sur les retours et la protection des frontières extérieures. "Je réitère ici notre solidarité avec l'Espagne, son gouvernement et son peuple", a-t-il conclu.
Ses déclarations sont connues après que la Commission européenne a proposé jeudi d'intensifier le soutien à l'Espagne avec plus de soutien financier, technique et opérationnel, également à travers Frontex, pour "contrôler la situation" à Ceuta après l'arrivée de 60.000 migrants dans la ville autonome depuis le Maroc.