Au cours de l'après-midi de ce vendredi, des milliers de personnes continuent de traverser la frontière d'El Tarajal en direction du Maroc depuis Ceuta, tandis que seuls de petits groupes continuent d'essayer d'atteindre la Ville Autonome à la nage, selon ce qu'a constaté Europa Press sur le terrain.
Le volume de sorties vers le pays voisin dépasse largement celui des nouvelles arrivées et ceux qui quittent Ceuta le font visiblement épuisés après avoir passé la journée à errer dans une ville pratiquement paralysée, avec la majorité des commerces fermés.
Jusqu'à 20h30, selon l'observation directe de cette agence, les personnes qui tentaient de s'approcher de la côte ceutaine se sont heurtées à une trentaine de militaires de l'Armée déployés pour surveiller la plage d'El Tarajal. Dans la zone, des ambulances ont également été mises en place pour assister les blessés et ceux qui ont montré des symptômes de noyade après s'être jetés à la mer depuis le Maroc.
Certains d'entre eux, surtout les plus jeunes, ont réussi à esquiver les forces avec l'intention de s'enfoncer dans le centre urbain. Néanmoins, les agents consultés par Europa Press estiment qu'il ne s'agit que d'une question d'heures avant que ces personnes ne se lassent de rester dans la ville et, comme cela a été le cas pour la majorité de ceux qui sont arrivés au cours des dernières 24 heures, choisissent de retourner au Maroc.
La baisse du nombre de tentatives d'entrée à la nage à Ceuta a conduit à ce qu'environ 20h30, les militaires déployés sur la plage se retirent du sable.
De nombreux militaires affectés à Ceuta maîtrisent l'arabe et, tout au long de la journée, ont accompagné jusqu'au poste frontière ceux qui devaient retourner au Maroc, dans un climat décrit comme de coopération et de collaboration.
Selon la dernière mise à jour diffusée par le Gouvernement, à 18h00, le nombre d'immigrants qui ont retourné au Maroc depuis Ceuta s'élevait à 48.300. Dans ce sens, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l'Union européenne, José Manuel Albares, a indiqué dans un message sur le réseau social X que "la quasi-totalité" des immigrants avaient déjà "retourné au Maroc".