Le PP affirme que la Commission européenne suspend l'Espagne en corruption, justice et médias publics.

Le PP accuse la Commission européenne de suspendre l'Espagne en corruption, justice et indépendance des médias dans son Rapport sur l'État de droit 2026.

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Le PP a soutenu ce vendredi que la Commission européenne "suspend l'Espagne en matière de corruption, d'indépendance judiciaire et de médias publics" dans son Rapport sur l'État de droit 2026. Selon les populaires, l'Espagne est "une source de préoccupation" pour l'exécutif communautaire, comme l'a indiqué le parti dans une note diffusée aux médias.

Dans les recommandations que Bruxelles inclut dans son rapport annuel sur l'État de droit dans les Vingt-Sept, bien que sans caractère contraignant pour les gouvernements, la Commission européenne exhorte l'Espagne à adopter davantage de mesures pour renforcer la lutte contre la corruption de haut niveau et à durcir les règles sur les conflits d'intérêts des hauts fonctionnaires, au vu des avancées "limitées" des réformes entreprises jusqu'à présent.

Les services communautaires reconnaissent "certains progrès" pour raccourcir les délais des enquêtes prolongées et des procédures des cas de corruption de haut niveau, parmi lesquels le renforcement des effectifs et certains changements législatifs. Néanmoins, Bruxelles considère qu'il faut plus d'actions car "les défis persistent" et le traitement de ces réformes continue d'être lent.

Feijóo annonce un plan de régénération institutionnelle

Lors d'un acte célébré à Santa Cruz de Tenerife, le président du PP, Alberto Núñez Feijóo, a souligné que la Commission européenne a de nouveau mis en évidence "ce que tout le monde sait", que "la qualité démocratique en Espagne est gravement endommagée".

"Le dit le rapport sur l'État de droit de la Commission. Et comment ne le dirait-elle pas si nous avons un gouvernement qui désigne des juges, des procureurs, des membres de la Garde civile affectés à l'UCO, des policiers qui sont à l'UDEF, si le gouvernement est entaché de corruption de toutes parts et si Sánchez gouverne depuis un mois contre le Congrès des députés !", a dénoncé, avant d'annoncer un "plan de nettoyage institutionnel" s'il parvient au Palais de la Moncloa.

Par la suite, dans un autre communiqué, le PP a souligné que ce document constitue "le diagnostic le plus complet et en même temps le plus préoccupant que la Commission européenne ait jamais fait sur l'État de droit en Espagne".

Selon le PP, le rapport recueille le "mal-être" des juges et des professionnels du Droit, qui continuent à "manifester leur préoccupation face aux déclarations publiques de responsables politiques qui attaquent les décisions des tribunaux". "Les critiques des ministres du Gouvernement, du Parti Socialiste et de leurs partenaires parlementaires à l'égard du Pouvoir Judiciaire deviennent de plus en plus fréquentes", a ajouté la formation.

Dans le domaine de la corruption, le PP a souligné que la Commission Européenne apprécie que "des difficultés persistent dans l'enquête et le jugement des affaires de corruption de haut niveau en raison de la participation de multiples mis en cause, de la prolongation des recours, des retards dans la coopération judiciaire internationale, de la complexité des enquêtes, du manque de ressources et de l'absence d'organes judiciaires spécialisés".

De plus, le PP a insisté sur le fait que le rapport indique des "avancées limitées en matière de renforcement des normes sur les conflits d'intérêts et les déclarations de patrimoine des hauts fonctionnaires de l'Administration".

En ce qui concerne RTVE, le Parti Populaire a souligné que le document communautaire constate "que des risques liés à l'indépendance éditoriale et à l'ingérence politique dans les médias publics persistent".

Observations réitérées par Bruxelles au cours des années précédentes

Le PP a souligné que bon nombre des avertissements de la Commission ne sont pas nouveaux, étant donné que le rapport de 2026 reprend à nouveau des "recommandations formulées lors d'exercices précédents sur la réforme du CGPJ, l'indépendance du Ministère Public, les conflits d'intérêts, la régulation des lobbies ou la lutte contre la corruption".

"En définitive, la Commission Européenne considère que le Gouvernement d'Espagne continue de ne pas compléter les principales réformes structurelles qu'il réclame depuis des années. Bien qu'elle reconnaisse l'existence d'initiatives législatives et de plans d'action, elle insiste sur le fait que les problèmes structurels persistent et maintient pratiquement intactes les recommandations adressées à l'Espagne", a conclu le parti.

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