La Police attribue à une minorité radicale le lancement de pierres et de bâtons contre des agents lors de la manifestation de Palma

La Police attribue à une minorité radicale les troubles et les charges lors de la manifestation contre la saturation touristique à Palma, avec quatre agents blessés.

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La Police Nationale soutient qu'une "minorité radicale" parmi les dizaines de milliers de participants à la manifestation de dimanche contre la saturation touristique à Palma a été responsable de lancer des pierres, des pavés et des bâtons contre les agents déployés, causant des blessures à quatre d'entre eux.

Selon le récit fourni par des sources policières à Europa Press, les altercations ont commencé lorsque la marche a atteint la zone de Ses Voltes, point prévu pour la lecture du manifeste et plusieurs performances musicales.

Jusqu'à ce moment-là, la protestation s'était déroulée sans incidents, mais, selon la version policière, l'ambiance s'est tendue à cause des contrôles d'accès installés pour éviter les foules dans un espace qu'ils considèrent comme "très réduit".

Certaines personnes se sont "fâchées" et ont commencé à "secouer" les barrières en plastique placées par les agents. Avec la foule de plus en plus "nerveuse" et lançant des "insultes" à la Police, les responsables ont contacté un membre de l'organisation pour qu'il clarifie par mégaphone comment les entrées allaient être gérées.

Cependant, toujours selon ces sources, cette personne a affirmé qu'il y avait suffisamment d'espace et que c'était la Police qui empêchait l'accès. Une partie des manifestants a réussi à briser le cordon policier et à entrer dans Ses Voltes, tandis que le gros a dû suivre la fin de la concentration depuis la zone des remparts.

Un autre groupe, selon la même version, a tenté d'entrer par la passerelle près du petit lac artificiel. Malgré le contrôle établi pour permettre l'accès "petit à petit", certains ont sauté le dispositif, sont montés sur les rochers ou se sont jetés à l'eau. Ils ont également "lancé des pierres, des bouteilles et entouré" les policiers, qui ont demandé le soutien d'une autre unité.

Le délégué du Gouvernement aux Baléares, Alfonso Rodríguez, a indiqué lors d'une conférence ce lundi que, dans les jours précédents, tant lui que les responsables policiers avaient informé les organisateurs que Ses Voltes n'était pas un lieu "idéal" pour accueillir la foule prévue et leur avaient proposé un emplacement alternatif.

"Il y a eu une première fermeture de contrôle de capacité et quand il a été vu que l'occupation n'était pas complète, une deuxième entrée a été autorisée jusqu'à ce que la Police considère nécessaire pour garantir la sécurité", a souligné Rodríguez.

Les charges policières et les troubles qui ont suivi

Après la lecture du manifeste et l'interprétation de 'La Balanguera', hymne de Majorque, plusieurs centaines de manifestants se sont dirigés vers une des extrémités de l'avenue Antoni Maura, à la confluence avec le Passeig Sagrera.

Là, de nouveau selon la version policière, une "minorité de radicaux très violents et agressifs" a continué à lancer des pierres, des pavés et des bâtons contre les agents. Les policiers du dispositif, quatre d'entre eux blessés, décrivent avoir vécu des moments de "peur".

Les mêmes sources indiquent qu'il y a eu des manifestants qui ont agressé des agents et un autre qui a frappé un touriste qui s'était approché pour filmer ce qui se passait. Cette situation a conduit à ordonner plusieurs charges policières et à effectuer des tirs "à blanc" avec les pistolets à projectiles en caoutchouc — c'est-à-dire, des salves — dans le but de disperser la foule.

Une personne a été arrêtée, déjà avec les troubles dissipés, comme présumé auteur de délits de blessures, d'attaque contre un agent de l'autorité et de troubles à l'ordre public. Ce lundi matin, elle était toujours dans les locaux de police, en attente de passer à disposition judiciaire.

Enquête interne et action face à des comportements "répréhensibles"

Les sources consultées assurent que la Police Nationale agira "avec fermeté" face à tout comportement "répréhensible" durant les troubles, que cela provienne de manifestants ou de membres de l'opération.

Dans ce sens, le délégué du Gouvernement a demandé au chef supérieur de la Police Nationale aux Baléares, José Antonio Puebla, l'ouverture d'une enquête interne pour évaluer si les charges étaient proportionnées et, le cas échéant, établir des responsabilités.

Parallèlement, les circonstances des blessures subies par un photoreporter qui couvrait la protestation, atteint à la tête par un coup de matraque d'un agent qui lui a causé une blessure saignante, sont analysées.

Selon les sources policières, il s'agit d'une action qui "ne peut pas être justifiée", c'est pourquoi l'agent impliqué sera identifié et une action "avec fermeté" sera entreprise.

Jupol critique le délégué et parle de "radicaux infiltrés"

Le syndicat policier Jupol a diffusé un communiqué dans lequel il reproche au délégué du Gouvernement aux Baléares d'avoir qualifié les charges de "disproportionnées et violentes". À son avis, en tant que responsable des forces de sécurité dans l'archipel, il "devrait se préoccuper de ce qui est vraiment important, que quatre policiers nationaux ont été blessés alors qu'ils accomplissaient leur devoir de garantir l'ordre public".

"Il est profondément malheureux et irresponsable que, au lieu de soutenir les agents qui risquent leur intégrité physique pour protéger les citoyens et garantir la sécurité publique, on choisisse de faire des déclarations qui remettent en question leur action sans mettre l'accent sur la violence subie par les policiers", a soutenu Jupol.

Celui qui détient la "responsabilité maximale en matière de sécurité", ajoute le syndicat, doit agir "avec rigueur, responsabilité institutionnelle et soutien à ceux qui respectent la loi, et non contribuer à discréditer leur travail".

"Au lieu de pointer du doigt la Police Nationale, il devrait expliquer que l'intervention était la conséquence de l'action de groupes radicaux infiltrés qui ont précédemment attaqué les agents, les obligeant à intervenir pour rétablir l'ordre public. La Police Nationale a agi, comme toujours, en faisant un usage proportionné, cohérent et progressif des moyens de dotation, conformément à la législation en vigueur et aux principes qui régissent l'action policière", a défendu l'organisation.

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