Un bateau de la Guardia Civil de l'Opération Spain 2026 de Frontex agit seul sur la côte de Murcie

Un navire de la Guardia Civil de l'Opération Spain 2026 de Frontex renforce en exclusivité le contrôle migratoire et les sauvetages sur la côte de Murcie.

2 minutes

Ajouter DÉMOCRAT sur Google

Publié

2 minutes

Un navire de haute mer de la Guardia Civil, intégré dans l'Opération Spain 2026 de l'Agence Européenne de la Garde des Frontières et des Côtes (Frontex), est en service exclusif depuis le 13 août dernier dans les eaux de la Région de Murcie. Sa mission est de renforcer la lutte contre les réseaux de trafic d'êtres humains et de soutenir les tâches de sauvetage des immigrants, selon ce qu'a informé la Délégation du Gouvernement dans un communiqué.

Le délégué du Gouvernement, Francisco Lucas, a souligné que "La présence permanente de ce moyen naval améliore substantiellement la couverture maritime et augmente les possibilités de détection précoce, de surveillance de vastes zones maritimes, d'interception d'embarcations, de lutte contre les réseaux de trafic d'êtres humains et de soutien aux autres moyens maritimes déployés dans la zone".

Le représentant du Gouvernement central dans la Région de Murcie a également indiqué que le Service Maritime Provincial récupère ce vendredi une embarcation semi-rigide S-40 après avoir passé une révision technique. Cette unité s'ajoute à la patrouille moyenne de navigation soutenue envoyée depuis Barcelone dimanche dernier pour renforcer le dispositif déployé dans le domaine autonome.

Face aux critiques concernant l'équipement de moyens dans la Région de Murcie, Lucas a défendu l'"effort" du Ministère de l'Intérieur pour mettre à disposition de la communauté de nouvelles ressources matérielles et humaines.

Il a rappelé que "L'expérience accumulée démontre que les réseaux dédiés au trafic illicite d'immigrants adoptent des comportements pour compliquer l'action policière lorsqu'ils perçoivent l'imminence d'une interception et en viennent à jeter à la mer les occupants les plus vulnérables. C'est pourquoi, dans de nombreux cas, l'interception devient un sauvetage".

Dans cette ligne, il a insisté sur le fait que ces embarcations "fournissent de meilleures capacités de permanence en zone, de sécurité de navigation, de récupération de naufragés, d'assistance humanitaire initiale et de coordination des dispositifs de sauvetage".

Message à la citoyenneté et critique au Gouvernement régional

Lucas a voulu transmettre du calme à la population en soulignant que l'arrivée d'embarcations "n'est rien de nouveau" sur les côtes de la Région de Murcie.

Il a réaffirmé que "Cela ne veut pas dire que nous subissons une avalanche ni une vague de pateras, ni que les immigrants de Ceuta viennent ici, comme le dit le président régional", et a qualifié d'"usage partisan" les alarmes générées.

D'autre part, le délégué a déploré le "rejet" du président de la Communauté, Fernando López Miras, de maintenir une réunion de coordination institutionnelle, l'accusant de transformer la situation en un "spectacle médiatique" et de "strumentaliser" une question "si sensible".

Lucas a qualifié de "fausse" la prémisse de l'Exécutif autonome selon laquelle la gestion migratoire serait une compétence exclusive de l'État et a reproché au Gouvernement régional d'utiliser cette question comme "une autre excuse de plus pour attaquer le Gouvernement d'Espagne".