Compromís et Fampa alertent sur l'état « déplorable » des écoles ravagées par la dana deux ans plus tard

Compromís et Fampa-València critiquent la "désinvolture institutionnelle" et le progrès minime des travaux dans les centres dévastés par la dana deux ans plus tard.

4 minutes

fotonoticia 20261029110851 1920
Ajouter DÉMOCRAT sur Google

Publié

4 minutes

Le porte-parole de l’Éducation de Compromís à Les Corts, Gerard Fullana, la représentante de la formation valencianiste à la Diputació de València, Dolors Gimeno, et la présidente de la Fédération d’AMPA de la province (Fampa-València), Elisabet Garcia, ont dénoncé la situation « déplorable » dans laquelle continuent de se trouver les établissements éducatifs endommagés par la dana du 29 octobre 2024, lorsqu’ont été enregistrés 233 décès, malgré le fait que deux ans se soient déjà écoulés depuis cet épisode.

Fullana expose dans un communiqué que « deux ans ont passé et, des sept centres éducatifs dévastés par la dana qu’il faut reconstruire ou soumettre à une réhabilitation intégrale, ni l’appel d’offres des travaux n’a encore été engagé. Cela se traduit par le fait qu’environ 4.000 élèves continuent dans des baraquements en raison de l’inaction de la Generalitat du PP ».

Le député rappelle que « d’abord avec le tandem Carlos Mazón et José Antonio Rovira, et maintenant avec Juanfran Pérez Llorca et Carmen Ortí ['expresident' et exconseller de l’Éducation et 'president' et actuelle consellera, respectivement]. Les noms changent, mais pas le résultat : deux ans de mensonges et aucun centre éducatif avec un horizon de construction à moyen terme, parce que même les plans des bâtiments ne sont pas traités ».

Parmi les centres touchés, il cite le CEIP Carme Miquel de Algemesí, avec 162 écoliers ; l’IES Berenguer Dalmau de Catarroja, avec quelque 1.500 étudiants dans des salles de classe préfabriquées ; le CEIP Orba de Alfafar, avec environ 300 mineurs dans des baraquements ; le CEIP Vicente Blasco Ibáñez de Alginet, avec quelque 400 élèves dans des installations provisoires ; le CEIP Número 2 de Massanassa, avec quelque 800 étudiants dans des modules, et le Conservatorio Profesional de Música et l’IES Alameda de Utiel, où 600 élèves restent répartis entre baraquements et autres centres.

La porte-parole de Compromís à la Diputació et conseillère à Catarroja, Dolors Gimeno, reproche à la Conselleria une attitude de « négligence institutionnelle » en considérant que « les mairies et les associations de familles assument des réparations et des améliorations qui relèveraient de la Generalitat ». À titre d’exemple, elle mentionne diverses interventions dans des centres de Catarroja, Paiporta et Picanya.

Une enquête menée par Fampa-València auprès de ses 645 AMPA/AFA, diffusée en octobre 2026, indique que 67 % des écoles et instituts accumulent des problèmes dans leurs infrastructures. Pour la présidente de la fédération, "cela a beaucoup à voir avec les centres touchés par la dana, les petits travaux et les reconstructions qui n’arrivent pas. Les salles de classe préfabriquées peuvent être une solution provisoire, mais elles ne peuvent pas devenir une réponse indéfinie".

Garcia souligne en outre que "le meilleur hommage à toutes les personnes touchées est de construire un avenir plus sûr. À l’occasion du deuxième anniversaire de la dana, nous voulons reconnaître l’engagement des communautés éducatives, des équipes de direction, du corps enseignant, des familles et de toutes les personnes qui ont travaillé pour rétablir l’activité scolaire dans des circonstances extraordinairement difficiles. Leur effort a été indispensable, mais il ne peut pas remplacer les obligations des administrations".

"Ni le 2% du budget alloué"

Sur le plan économique, Fullana soutient que "avec les données officielles d’exécution de ces interventions, nous pouvons assurer qu’on n’atteint même pas 2 % du budget alloué et cela signifie que, dans la plupart des cas, aucune procédure préalable à la mise en appel d’offres des travaux pour la construction des centres n’a encore été engagée ; c’est-à-dire, 0 % d’exécution. Dans d’autres cas, on s’est seulement limité à mettre en route une sorte de paperasse initiale, mais sans aucun indice que les appels d’offres pour mener les travaux vont bientôt démarrer et que la construction de ces infrastructures scolaires publiques si nécessaires va commencer".

Compromís a élaboré une analyse à partir des données officielles d’exécution budgétaire, dans laquelle il conclut que, des 72 millions d’euros prévus pour les travaux, seuls 1,4 million ont été exécutés ; "c’est-à-dire, qu’on n’atteint même pas 2 %". Les chiffres se fondent sur les dernières informations d’exécution diffusées par le Consell, mises à jour au 1er septembre 2026.

Le député souligne que "même l’approbation définitive d’aucun des plans n’a eu lieu et, par conséquent, aucune mise en appel d’offres de travaux n’a été lancée", et avertit que "aucune des prévisions réalisées ne sera respectée et, dans cette législature, pas un seul chantier ne commencera".

De même, il dénonce que les comptes régionaux ne reprennent pas le montant total qui serait nécessaire, puisque "le budget prévu dans les comptes régionaux ne prévoit même pas la totalité de l’investissement nécessaire, car il n’y a approuvé qu’une dépense de 13,9 millions sur les 72,29 millions nécessaires. Depuis le budget de 2025 jusqu’au dernier approuvé en juillet 2026, 9,1 millions d’euros ont été amputés". À son avis, "loin de ce qui avait été annoncé, le retard dans le début des démarches initiales pour planifier les travaux jusqu’en avril 2025 a provoqué l’impossibilité de les traiter par la voie d’urgence administrative".

Selon le détail fourni par Compromís, le CEIP Carme Miquel de Algemesí, avec un budget de 4,8 millions d’euros, présente une exécution de 0,9 % ; le IES Berenguer Dalmau de Catarroja, avec 18,9 millions, a atteint 2 % ; le CEIP Orba de Alfafar, avec 9,1 millions, atteint 10,5 % ; le CEIP Vicente Blasco Ibáñez de Alginet, avec 7,9 millions, reste à 0 % ; le CEIP Número 2 de Massanassa, avec 12,2 millions, n’a exécuté que 0,2 % ; le Conservatorio Profesional de Música de Utiel, doté de 4,9 millions, reste à 0 %, et le IES Alameda de Utiel, avec 14,1 millions d’euros, enregistre également une exécution de 0 %.