Aide de 200 euros par mois par enfant : qui pourrait la toucher et que manque-t-il pour que cela devienne réalité

La Jeunesse et l'Enfance a envoyé au Trésor une proposition formelle pour inclure dans les prochains Budgets une prestation universelle de 200 euros par mois pour chaque mineur de moins de 18 ans. La ministre Sira Rego défend qu'elle parvienne à toutes les familles indépendamment de leurs revenus, bien qu'elle admette une implantation progressive par âges. L'aide n'est pas encore approuvée, ne peut pas être demandée et nécessite un financement, un développement normatif et un soutien parlementaire pour devenir un droit effectif.

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El Congreso pide al Gobierno reforzar la ayuda por cuidado de hijos enfermos y prolongarla más allá de los 26 años
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L' aide de 200 euros par mois par enfant revient dans la négociation budgétaire, cette fois avec un pas plus concret. La ministre de la Jeunesse et de l'Enfance, Sira Rego, a formellement envoyé au Ministère des Finances une proposition pour incorporer aux prochains Budgets Généraux de l'État une Prestation Universelle pour Élever de 200 euros mensuels par chaque enfant ou fille de moins de 18 ans.

La mesure fait partie des revendications de Sumar et du Ministère lui-même depuis un certain temps, mais à ce jour, il n'existe pas d'aide universelle de 200 euros approuvée ni de délai ouvert pour la demander. Le Conseil des Ministres a inclus en février la création progressive d'une prestation universelle pour élever parmi les objectifs de la Stratégie de Développement Durable 2030, mais cette inclusion fixe une orientation politique et ne crée pas en soi le droit de la percevoir.

Qui pourrait percevoir les 200 euros

Si elle est finalement approuvée dans les termes défendus par Rego, la prestation serait destinée à toutes les familles avec des enfants de moins de 18 ans, sans dépendre de leurs revenus. La ministre a expliqué que son modèle préféré est universel : avoir un enfant mineur serait le critère fondamental et la redistribution entre les ménages avec des revenus différents se ferait ensuite par le biais du système fiscal.

Cela représenterait 2.400 euros par an pour chaque enfant. Une famille avec deux mineurs recevrait 400 euros mensuels, 4.800 euros par an, tandis qu'avec trois enfants mineurs, le montant atteindrait 600 euros mensuels ou 7.200 annuels, tant que le design définitif maintiendrait les 200 euros par mineur et n'introduirait pas de limites supplémentaires.

La Jeunesse et l'Enfance a ouvert, néanmoins, la porte à ce que le déploiement ne se fasse pas d'un coup. Rego a proposé qu'il puisse être introduit "de manière progressive" par tranches d'âge, de sorte que certains mineurs commencent à en bénéficier plus tôt et que la couverture s'élargisse par la suite jusqu'à atteindre toute la population de 0 à 17 ans.

Ce n'est pas la même aide que celle déjà versée par la Sécurité Sociale

La proposition ne doit pas non plus être confondue avec le Complément d'Aide pour l'Enfance (CAPI), qui existe actuellement et fait partie du système du Revenu Minimum Vital. Ce complément peut être perçu même sans recevoir l'IMV complet, mais il est conditionné à certains plafonds de revenus, de patrimoine et de composition de l'unité familiale.

En 2026, le CAPI paie 115 euros par mois pour chaque enfant de moins de trois ans, 80,50 euros entre trois et cinq ans et 57,50 euros de six à 17 ans. La future prestation de 200 euros serait différente précisément parce que l'approche du Ministère est qu'elle ait un caractère universel et ne soit pas réservée uniquement aux ménages qui remplissent certains critères économiques.

Ce qu'il faut pour qu'elle puisse être perçue

Le principal obstacle est maintenant budgétaire et politique. Jeunesse et Enfance a envoyé sa proposition à l'Hacienda, mais cela ne signifie pas que le Ministère dirigé par María Jesús Montero ait encore accepté de la financer dans les termes demandés. La mesure devrait être intégrée au projet budgétaire ou trouver une autre voie de financement et, de plus, se concrétiser juridiquement : qui aurait droit, à partir de quelle date, comment elle serait demandée ou reconnue, quel organisme la gérerait et comment elle se rapporterait aux aides et déductions déjà existantes.

Ensuite, elle devrait surmonter la procédure au sein du Gouvernement et, si elle est incluse dans les Budgets, obtenir les soutiens nécessaires dans les Cortes Generales. Par conséquent, il n'existe pas encore de date officielle pour commencer à payer les 200 euros, ni de formulaire de demande ni de procédure habilitée.

La difficulté n'est pas moindre en raison du volume de ressources nécessaire. Une étude de l'ISEAK a calculé qu'une prestation complètement universelle de 200 euros par mois par enfant pourrait atteindre un coût brut proche de 19.276 millions d'euros par an, bien que cette estimation corresponde à un modèle concret et que le coût final dépendrait de la manière dont la mesure est conçue, de son implantation progressive et de si elle remplace ou coexiste avec des avantages fiscaux existants.

Plus d'un demi-million d'enfants pourraient sortir de la pauvreté

L'argument central de Jeunesse et Enfance est de lutter contre l'une des taux de pauvreté infantile les plus élevés d'Europe. Rego soutient qu'environ un enfant et adolescent sur trois en Espagne est en risque de pauvreté ou d'exclusion sociale et défend que les aides universelles réduisent également les problèmes d'accès que présentent souvent les prestations destinées exclusivement aux ménages à faibles revenus.

Une étude présentée par l'UNICEF calcule qu'une prestation de 200 euros mensuels pourrait réduire la pauvreté infantile de 7,1 points de pourcentage et sortir de cette situation environ 530.000 mineurs. L'organisation a défendu les transferts directs aux familles comme l'un des outils ayant le plus d'impact pour diminuer la pauvreté infantile.

La proposition bénéficie en outre d'un soutien politique préalable au sein de l'Exécutif : la Stratégie de Développement Durable a incorporé en février l'objectif d'avancer vers une prestation pour le 100% des familles avec des mineurs à charge, avec une application progressive. Mais il existe encore une différence fondamentale entre cet engagement et une prestation effective : l'aide de 200 euros reste une proposition et non un droit reconnu dans le BOE.

Ainsi, pour l'instant, aucune famille ne doit effectuer de démarches pour la demander. La prochaine étape décisive sera de vérifier si le fisc accepte de l'inclure dans les prochains Budgets, avec quel montant et calendrier et si le Gouvernement parvient ensuite à obtenir les soutiens parlementaires nécessaires. Ce n'est qu'alors qu'on pourra savoir quand commencera les paiements et si les 200 euros arriveront dès le début à tous les mineurs ou seront d'abord déployés pour certains groupes d'âge.