Airbus a décidé de mettre fin à la table de négociation ouverte autour de la grève promue par les syndicats CGT, UGT et ÚTIL, après que lors de la journée d'hier, aucun accord n'ait été trouvé pour suspendre ou reporter les grèves, condition que l'entreprise considérait comme indispensable pour continuer à avancer dans le dialogue, comme cela a été communiqué officiellement par le Service Interconfédéral de Médiation et d'Arbitrage (SIMA).
La société adopte cette mesure après le soutien montré lundi dernier par les employés réunis en assemblées, qui ont soutenu la continuité des manifestations.
Lors de cette consultation interne, près de 1.000 professionnels, sur un effectif total d'environ 15.000 travailleurs d'Airbus en Espagne, se sont prononcés en faveur du maintien de l'appel à la grève.
Après la clôture de cet espace spécifique de médiation, le fabricant aéronautique poursuivra les conversations par le biais d'une seconde table de négociation dans le cadre même du SIMA.
Ce nouvel organe de médiation a été impulsé à la demande de la direction d'Airbus à la fin juillet, une fois un référendum ouvert à l'ensemble du personnel tenu.
Dans ce forum alternatif participent les sections syndicales qui ne sont pas affiliées à l'appel à la grève.
Proposition d'améliorations et effets sur la compétitivité
Dans le cadre de ces négociations, Airbus a transmis jeudi dernier une nouvelle proposition aux représentants syndicaux.
Selon les informations fournies par la société, la proposition incorpore des améliorations supplémentaires par rapport aux offres précédentes, ainsi que les clarifications concrètes qui avaient été demandées par les parties.
L'entreprise définit cette proposition comme "équilibrée et juste", en considérant qu'elle renforce les conditions de travail de l'ensemble du personnel et, en même temps, préserve la "position compétitive" du consortium tant sur le marché national qu'international.
Des sources du groupe européen insistent sur leur disposition à continuer à négocier et sur leur objectif d'atteindre la "paix sociale" qui permettrait de clore le conflit ouvert dans ses centres de travail en Espagne.
De même, la direction souligne que sa principale priorité stratégique reste de garantir "la stabilité de l'entreprise", de protéger le bien-être et la sécurité de son personnel et d'assurer la continuité de son activité industrielle et du poids qu'elle maintient dans la structure globale d'Airbus.