Airbus maintient la grève indéfinie : que réclament les travailleurs et que propose la compagnie

La template maintient les grèves malgré la dernière proposition d'Airbus, qui inclut l'IPC réel, une récupération de 7,6 % du pouvoir d'achat et des changements dans le télétravail, les vacances et l'absentéisme.

3 minutes

fotonoticia 20260829211814 1920
Ajouter DÉMOCRAT sur Google

Publié

Dernière mise à jour

3 minutes

La grève indéfinie de Airbus España se poursuit après que la majorité des travailleurs des principaux centres de la société ait rejeté ce lundi de suspendre les mobilisations. Le conflit tourne principalement autour des conditions économiques et de travail qui doivent régir le prochain accord entre l'entreprise et les syndicats.

Le personnel de Getafe, San Pablo et Tablada a voté pour maintenir les grèves, tandis qu'Illescas a choisi vendredi de les suspendre. Albacete et Cádiz se sont engagés à suivre le résultat majoritaire.

La décision arrive alors qu'Airbus maintient sur la table une proposition qui inclut des améliorations salariales et des modifications de plusieurs conditions de travail.

Que propose Airbus en matière salariale ?

Un des principaux points de l'offre est lier les salaires à l'IPC réel.

La proposition prévoit également une récupération de 7,6 % du pouvoir d'achat, selon les informations fournies par la société et recueillies par Europa Press.

Le plan économique fait partie d'une offre plus large avec laquelle Airbus cherche à clore le conflit. Cependant, l'entreprise a établi une condition préalable : l'application formelle de l'accord nécessite la désconvocation ou suspension immédiate de la grève.

Pour cela, bien qu'il existe une proposition sur la table, la continuité des grèves bloque son application dans les termes proposés par la direction.

Télétravail : l'accord actuel est maintenu

Un autre des éléments inclus dans la proposition concerne le télétravail.

Airbus accepte de maintenir intégralement l'accord en vigueur et de respecter les accords individuels qui ont déjà été signés avec les travailleurs.

La modalité non présentielle conserverait, selon l'offre, une limite de 40 % de la journée.

Ce point signifie que la société n'appliquerait pas les changements qu'elle avait initialement proposés sur ce sujet et maintiendrait le cadre actuellement convenu avec le personnel.

Vacances : deux semaines obligatoires et deux flexibles

La proposition modifie également la position initiale de l'entreprise sur les vacances.

Airbus accepte de conserver le modèle de vacances précédent, avec deux semaines de vacances obligatoires et deux autres semaines flexibles.

Le calendrier concret de ces semaines flexibles serait convenu individuellement avec chaque responsable.

La rectification fait partie des éléments de travail incorporés à la dernière proposition de la société pour tenter de rapprocher les positions avec les syndicats.

Que se passe-t-il avec l'absentéisme ?

Un autre des points pertinents est le système utilisé pour contrôler l'absentéisme.

Airbus confirme dans sa proposition la paralysie du système Bradford, utilisé pour mesurer les absences au travail.

De plus, la société propose de rembourser les retenues effectuées sur les salaires en raison de ce système dans un délai maximum de deux mois après la ratification de l'accord.

La proposition prévoit également la création d'un groupe de travail paritaire, avec représentation de l'entreprise et des travailleurs, pour négocier un nouveau système de prévention de l'absentéisme.

Pourquoi la grève continue-t-elle ?

Malgré ces avancées proposées par la direction, la majorité des travailleurs qui ont voté ce lundi a décidé de maintenir la grève.

Le résultat a été clair : 81,2 % ont voté en faveur de la poursuite des grèves, contre 16,4 % qui se sont prononcés pour les suspendre, avec un taux d'abstention de 2,4 %.

Le conflit affecte plusieurs des principaux centres d'Airbus en Espagne, bien que le résultat des votes n'ait pas été identique dans tous ces centres.

La société a également averti des conséquences que la grève a sur son activité. Airbus considère que la situation est "critique" pour son entreprise et assure avoir reçu des messages de préoccupation de clients et d'autres groupes d'intérêt.

Une nouvelle médiation pour tenter de débloquer le conflit

La prochaine occasion de rapprocher les positions arrivera ce mardi avec une nouvelle réunion de médiation devant le SIMA.

La société se présentera avec sa dernière proposition, tandis que la représentation syndicale maintient la grève après le résultat des votes.

Le principal point de tension est que Airbus lie l'application formelle de son offre à la suspension ou à l'annulation des grèves, tandis que les travailleurs ont décidé de continuer la mobilisation.

La réunion de ce mardi sera donc une autre tentative de trouver un accord qui permette de mettre fin au conflit et de récupérer l'activité ordinaire dans les centres affectés.