La conseillère de l'Économie et des Finances de la Generalitat, Alícia Romero, a réclamé dialogue et sens des responsabilités au Parti Populaire après que la réunion du Conseil de Politique Fiscale et Financière (CPFF) ait été reportée au 4 septembre : "Il n'y aura plus d'excuses, ils devront s'asseoir et proposer des propositions qui soient tangibles".
Romero s'est exprimée ce mardi devant les médias pour évaluer le retard jusqu'au 4 septembre de la session du CPFF, qui était initialement convoquée pour ce mercredi à Madrid dans le but de soumettre à vote la proposition du nouveau modèle de financement autonome.
La conseillère a souligné que le Gouvernement, "de manière généreuse", a décidé d'accorder plus de marge pour négocier et a rouvert la voie du dialogue, que ce soit pour rapprocher les positions ou pour que le PP dispose de plus de temps pour analyser en détail le nouveau système, après la demande formulée par ce parti.
Dans ce sens, elle a rappelé que les populaires avaient déjà disposé d'une période préalable pour travailler sur le sujet et ne l'ont pas exploitée : "Il convient de dire qu'ils avaient eu le temps et ne l'avaient pas exploité, car il y a eu des réunions bilatérales que le Ministère a faites et voulait faire avec toutes les communautés autonomes, et celles du PP ont refusé de se réunir avec le Ministère", a-t-elle signalé.
Romero a également évalué de manière positive l'annonce de soutien des Canaries au nouveau modèle de financement : "Nous insistons, c'est bon pour la Catalogne mais c'est aussi bon pour le reste des communautés autonomes".
Entrée en vigueur et calendrier du nouveau modèle
La titulaire de l'Économie a expliqué que l'intention du Govern est que le nouveau système puisse être approuvé au cours de 2026, de sorte qu'il entre en vigueur en 2027 et que les 4.700 millions d'euros prévus dans les comptes du prochain exercice soient incorporés. Pour cette raison, elle a demandé au PP de ne pas prolonger davantage les délais ni de bloquer le calendrier de traitement.
Elle a ajouté que tout changement qu'on souhaite introduire dans la proposition devra être traité avec toutes les parties impliquées, bien qu'elle ait manifesté qu'elle ne prévoit pas de grandes altérations de l'approche actuelle : "Nous verrons où cette possible négociation nous mène".