UGT avertit qu'il se lèvera des tables de dialogue si le Gouvernement n'approuve pas en septembre le registre horaire

UGT menace de quitter les tables de négociation si le Gouvernement n'approuve pas en septembre le décret d'enregistrement horaire reporté en juillet.

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Le secrétaire général de l'UGT, Pepe Álvarez, a réitéré ce mercredi que l'organisation syndicale est prête à quitter les tables de négociation si le Gouvernement ne donne pas le feu vert dans les prochaines semaines au décret-loi sur le contrôle horaire, dont l'approbation a été reportée en juillet.

"Ou avant la fin de ce mois le Conseil des ministres approuve le décret-loi sur le contrôle horaire, ou nous ne participerons pas aux tables de négociation", a tranché Álvarez dans des déclarations aux médias à Almería. Il a ensuite précisé que la prochaine rencontre avec l'Exécutif n'aura pas lieu avant le 2 septembre, date à laquelle il espère que s'ouvrira "cette perspective" et que le Réel Décret sera "en route".

Le dirigeant de l'UGT a souligné qu'il existe un pacte signé avec le Gouvernement, bien qu'il ait reconnu que les accords n'ont "pas beaucoup de sens" si "la pratique n'est pas mise en œuvre". Dans ce cas, a-t-il insisté, le syndicat se retirerait des tables de dialogue social.

Il convient de rappeler que les Ministères du Travail et de l'Économie Sociale et de l'Économie, du Commerce et de l'Entreprise ont convenu de reporter à septembre le traitement de l'enregistrement horaire, au lieu de le soumettre au Conseil des ministres avant la pause estivale, comme cela avait été initialement envisagé.

Les représentants des deux départements ont conclu cet engagement malgré l'"ultimatum" que CCOO et l'UGT ont lancé en juillet, avertissant que, si le Gouvernement n'approuvait pas la norme avant le 31 juillet, ils cesseraient de s'impliquer dans de futurs accords qui ne se concrétisent ensuite pas.

Fin mars, le Conseil d'État a émis un avis défavorable sur la réforme de l'enregistrement horaire promue par le Ministère du Travail, avec laquelle le département dirigé par Yolanda Díaz cherche à modifier le système de contrôle des heures travaillées pour éviter les manipulations et permettre à l'Inspection d'effectuer des vérifications à distance.

Le projet de Réel Décret sur l'enregistrement horaire a été envoyé au Conseil d'État fin février par voie d'urgence, de sorte que cet organe consultatif de l'Exécutif, dont les rapports ne sont pas contraignants dans la plupart des cas, devait se prononcer rapidement. L'avis a été rendu public le 23 mars.

Le Conseil d'État s'est prononcé contre l'approbation du décret royal de réforme du registre horaire, une mesure initialement intégrée dans le plan pour réduire la durée de travail à 37,5 heures par semaine, alléguant le manque d'adaptation par secteurs du nouveau système, la charge supplémentaire que cela impliquerait pour les PME et le choix de la voie du décret royal au lieu d'une norme de rang de loi.

De plus, l'avis du Conseil d'État a rejeté le nouveau registre horaire après les critiques des ministères de l'Économie et de la Fonction publique sur divers aspects du texte.