Le président de la Colombie, Abelardo de la Espriella, a informé ce lundi de la mort de huit membres du Front Carolina Ramírez, dirigé par le surnom 'El Tigre' ou 'Pintado', après une nouvelle action des Forces Militaires dans le département de Guaviare, dans le sud du pays.
Le chef de l'État a détaillé que, dans le cadre de l'"Opération Azarías", "huit membres de la structure" ont perdu la vie, tandis que trois autres ont été arrêtés. De plus, les militaires ont réussi à secourir deux autres personnes, qui seraient des mineurs et "dont l'identité est en cours de vérification", après avoir été recrutées par cette organisation armée.
"Un matériel de guerre et de logistique abondant a également été trouvé. Le surnom 'El Tigre' est accusé de diriger des actions terroristes à Guaviare, Amazonas, Putumayo et Caquetá, d'attaquer des unités de notre Force Publique et de promouvoir le recrutement criminel d'enfants, de filles et d'adolescents. De plus, il est recherché par une circulaire d'Interpol", a indiqué le président sur les réseaux sociaux.
De la Espriella a souligné que l'offensive militaire "se poursuit" et que les unités déployées "maintiennent la pression" sur le Front Carolina Ramírez. "Nous vérifions si le surnom 'El Tigre' se trouve parmi les morts dans le cadre de l'opération. Nous ne le confirmerons que lorsqu'il y aura une identification complète", a ajouté le président colombien.
Le Front Carolina Ramírez est une faction dissidente des FARC intégrée dans l'État Major Central (EMC), sous la direction du surnom 'Iván Mordisco'. Son rayon d'action se concentre dans la zone sud du pays, avec une présence marquée dans les départements de Putumayo, Caquetá et Amazonas.
D'autre part, le Ministère de la Défense a communiqué la veille qu'au moins dix membres du Bloc Jorge Suárez Briceño, structure de 'Calarcá', sont décédés lors d'une opération menée le 27 août dernier dans la municipalité d'El Retorno, à Guaviare. Lors de cette même action, un de ses membres a été capturé et "un mineur" a été secouru après avoir été recruté par le groupe.
"Sur le site du bombardement, ont été saisis : 19 fusils, sept mitrailleuses, 15 armes de poing, un mortier de 60 millimètres, 22 grenades pour mortier, huit grenades de 40 millimètres, 174 chargeurs, 184 mines antipersonnel, 20 grenades pour drone et plus de 29.000 munitions", a précisé dans un communiqué.
"La médecine légale a établi que trois des membres décédés étaient mineurs. Leur recrutement et leur utilisation par des groupes armés constituent une grave violation du droit international humanitaire et un crime de guerre", a-t-il ajouté.