Colombie ordonne de transférer à Bogotá 20 prisonniers liés au crime organisé détenus à Barranquilla

Abelardo de la Espriella ordonne de transférer à Bogotá 20 prisonniers de bandes criminelles incarcérés à Barranquilla pour renforcer le contrôle dans les prisons.

2 minutes

fotonoticia 20260825151354 1920
Ajouter DÉMOCRAT sur Google

Publié

2 minutes

Le président de la Colombie, Abelardo de la Espriella, a donné des instructions pour que soient transférés à Bogotá 20 détenus liés à des structures criminelles qui restaient incarcérés dans différents centres pénitentiaires de Barranquilla, dans le nord du pays.

"Par ordre de ma part directement, l'Institut National Pénitentiaire et Carcéral (INPEC) met fin aux zones de confort de ceux qui prétendent continuer à commettre des délits depuis les prisons. J'ai ordonné le transfert à des établissements pénitentiaires de Bogotá de 20 personnes privées de liberté qui étaient détenues à Barranquilla", a indiqué le président dans un message diffusé à travers ses réseaux sociaux.

De la Espriella a précisé que dix des internes se trouvaient retenus dans des locaux de la Police dans cette zone des Caraïbes colombiennes, tandis que les autres dix restaient dans la prison districtale de Barranquilla. "Les transferts se réalisent sous des mesures de sécurité rigoureuses, maximales et extrêmes, avec le soutien de la Force Publique, pour éviter les fuites, les sauvetages ou les attentats", a-t-il ajouté.

Parmi les 20 prisonniers figurent des membres des bandes criminelles Los Costeños et Los Pepes. Tous seront initialement emmenés dans la capitale, Bogotá, et ensuite réaffectés dans différentes prisons du territoire national "selon les déterminations de sécurité adoptées par l'INPEC".

"L'ordre présidentiel est clair : depuis les prisons, on n'extorque pas, on ne menace pas et on ne dirige pas le crime. Les prisons de Colombie sont contrôlées par l'État, pas par les criminels. Les privilèges et la complicité avec le crime sont terminés", a martelé le chef de l'État.

En parallèle à ces décisions, les autorités pénitentiaires avaient déjà entrepris un plan de redistribution des internes pour réduire le surpeuplement et renforcer la sécurité tant de la population détenue que du personnel. Au début d'août, le transfert de 403 prisonniers vers différentes prisons du pays latino-américain a été effectué, selon le quotidien 'El Colombiano'.

L'INPEC a rendu publique cette chiffre après avoir communiqué initialement le mouvement de 117 internes catalogués comme "de haut profil". En détail, le 7 août, 39 personnes privées de liberté ont été réaffectées, tandis que le lendemain, l'opération a été complétée avec le transfert de 364 autres prisonniers.

Avec ce paquet de mesures, le Gouvernement entend renforcer le contrôle sur le système pénitentiaire, augmenter les niveaux de sécurité et neutraliser la capacité des organisations criminelles à continuer de coordonner ou de renforcer leurs activités depuis l'intérieur des prisons, désarticulant ainsi toute structure délictueuse qu'elles auraient consolidée dans les centres de réclusion.