De la Espriella avale près de 30 extraditions au cours de ses 16 premiers jours à la tête du gouvernement colombien

Abelardo de la Espriella pousse près de 30 extraditions au cours de ses 16 premiers jours de gouvernement dans le cadre de son offensive contre le crime organisé.

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Le président de la Colombie, Abelardo de la Espriella, a donné le feu vert à environ une trentaine d'ordres d'extradition en à peine 16 jours depuis son arrivée à la tête de l'exécutif, encadrant ces décisions dans le cadre de son offensive contre le crime organisé et les réseaux criminels de caractère transnational.

Ces extraditions sont liées à "de multiples délits", comme l'a expliqué lui-même le président dans une brève vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, où il apparaît aux côtés du secrétaire juridique de la Présidence, Andrés Barreto. Ce dernier a précisé qu'il s'agit de "plus ou moins 30" dossiers signés par le chef de l'État, sans fournir pour l'instant d'informations supplémentaires sur les cas concrets.

"Nous allons continuer à signer plus d'extraditions", a souligné De la Espriella, pour ensuite affirmer que "les temps où les mécanismes de coopération internationale étaient rangés dans un placard sont finis" et souligner que pendant son mandat, il ira "de toutes ses forces contre le crime organisé et le crime transnational".

Le 12 août dernier, le dirigeant colombien a signé plusieurs résolutions exécutives autorisant la remise à d'autres pays de cinq personnes réclamées par différentes juridictions qui maintenaient des enquêtes ouvertes à leur encontre, selon le quotidien colombien 'El Espectador'.

En concret, il s'agit de Diego Alberto Londoño, qui sera extradé vers le Pérou ; Armando Luis Suárez Calvo et Didier Ignacio García Rodríguez, demandés par les États-Unis ; Jorge Luis Mojica Ortiz, requis par la Justice de la République dominicaine, et Roderick Aldair Morales Delgado, qui sera remis au Panama.