Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a célébré ce vendredi l'annonce faite par le président des États-Unis, Donald Trump, concernant un accord selon lequel le Mouvement de Résistance Islamique (Hamas) renoncera aux armes et Israël procédera au retrait de ses troupes de la bande de Gaza.
"Permettez-moi d'être clair : Les affrontements doivent cesser sur tous les fronts de la région. Les droits et libertés de navigation internationale dans le détroit d'Ormuz et celui de Bab el Mandeb, ainsi que dans leurs environs, doivent être pleinement rétablis", a souligné le secrétaire général dans des déclarations à la presse.
Dans ce contexte, il a réclamé que "prévale" la diplomatie dans un scénario où les conflits au Moyen-Orient ne sont pas "la seule force qui met en danger les personnes", puisque, au milieu de cette "instabilité", une autre crise "qui ne connaît pas de frontières" avance chaque minute, en référence à El Niño.
Une personne a perdu la vie et plusieurs ont été blessées ce même vendredi après l'attaque d'un drone israélien au centre de Gaza, le premier bombardement avec des victimes mortelles effectué par l'Armée israélienne depuis que l'accord de désarmement avec Hamas a été rendu public, après que la délégation de la milice palestinienne se soit réunie avec les médiateurs d'Égypte, du Qatar et de la Turquie au Caire.
L'accord prévoit que la faction palestinienne remette son arsenal afin que le Conseil de la Paix, l'organisme international soutenu par le président américain, prenne le contrôle effectif du territoire, d'abord par le déploiement de la Force de Stabilisation Internationale et, par la suite, avec la création du Comité National pour l'Administration de Gaza (CNAG), la structure politique qui sera dirigée par l'économiste palestinien et ancien vice-ministre de l'Autorité Palestinienne Alí Shaath.