Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a condamné ce mardi la plus récente attaque menée par des bandes criminelles à Kenscoff, une localité située en périphérie de Port-au-Prince, en Haïti, qui a laissé un bilan de 47 personnes mortes, parmi lesquelles 22 qui ont été "exécutées" à l'intérieur d'une église où elles cherchaient refuge.
Son porte-parole, Stéphane Dujarric, a souligné que "Les attaques incessantes des gangs contre les communautés et la perte de vies mettent en évidence les conditions de sécurité alarmantes en Haïti et renforcent l'urgence d'intensifier les efforts de sécurité haïtiens et internationaux pour contrer les gangs".
Dans ce sens, il a exhorté les autorités haïtiennes à "garantir que les responsables de telles attaques rendent des comptes devant la justice", même par le biais de tribunaux spécialisés, récemment créés avec un soutien international pour enquêter sur des crimes de masse contre la population.
Les attaquants, supposément liés au groupe criminel Viv Ansanm, ont tenté de prendre le contrôle du centre de Kenscoff et ont mis le feu à plusieurs maisons sur leur passage. Le maire, Jean Masillon, a qualifié les faits de "massacre".
Selon le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), au cours du premier trimestre de l'année (janvier-mars 2026), la violence a provoqué au moins 1.642 morts et 745 blessés, dans le contexte d'attaques comme celles enregistrées entre le 29 et le 31 mars dans 16 localités de la Basse Artibonite, où 83 personnes ont perdu la vie aux mains des gangs en à peine 72 heures.