Guterres montre son inquiétude pour les civils après la dernière vague d'attaques entre les États-Unis et l'Iran

Guterres alerte pour les civils après les attaques entre les États-Unis et l'Iran, demande de freiner l'escalade et réclame de revenir d'urgence à la voie diplomatique.

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Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a exprimé ce mercredi son inquiétude concernant la situation de la population civile après le récent échange d'attaques entre Washington et Téhéran, qui a provoqué au moins quatre décès lors de la célébration d'un mariage dans la localité de Sirik, au sud de l'Iran.

Lors d'une conférence de presse, son porte-parole, Stéphane Dujarric, a indiqué que Guterres "est profondément alarmé par les informations concernant des victimes civiles, y compris une attaque qui, selon les informations, a touché une cérémonie nuptiale en Iran. Le secrétaire général condamne toutes les attaques contre des civils".

Le responsable principal de l'ONU a demandé aux parties en conflit de "respecter leurs obligations en vertu du Droit Humanitaire, y compris les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution". Il a également averti que "une escalade supplémentaire aurait des conséquences dévastatrices pour la population civile, la région dans son ensemble et au-delà".

Dans ce sens, Guterres "réitère son appel à un cessez-le-feu immédiat des actions militaires et exhorte les parties concernées à agir avec modération et à s'abstenir d'actions et de rhétoriques qui pourraient aggraver encore plus les tensions, déjà élevées".

Le secrétaire général a également souligné que "peu de pays de la région sont immunisés contre cette escalade" et que "l'espace aérien ainsi que les routes maritimes" restent "gravement affectés" par les attaques croisées entre les États-Unis et l'Iran, ce qui accroît l'instabilité dans toute la zone.

D'autre part, il a insisté sur le fait que cette montée de la tension au Moyen-Orient se déroule dans un contexte où la région "fait déjà face à de nombreuses crises humanitaires", ce qui augmente le "risque" d'une détérioration encore plus grande des opérations d'aide, qui "sont saturées" et "manquent de fonds suffisants" pour assister les personnes les plus vulnérables.

"Malgré les défis, nous et nos partenaires humanitaires continuons à répondre avec une assistance vitale où et quand nous le pouvons. Le secrétaire général exhorte les États-Unis et l'Iran à reprendre d'urgence la voie diplomatique. Ce n'est qu'à travers le dialogue et la négociation qu'un accord global et durable peut être atteint", a conclu le porte-parole de l'ONU.