Le Parlement ougandais a donné ce jeudi son feu vert à une proposition du ministre de la Défense, Kiryowa Kiwanuka, qui permet de déployer un contingent des Forces Armées dans la bande de Gaza dans le cadre de la Force de Stabilisation Internationale, l'opération de paix promue par le président des États-Unis, Donald Trump.
La décision repose sur l'article 38 de la loi sur les Forces de Défense du Peuple d'Ouganda, norme qui établit la structure, les fonctions et la discipline de l'Armée et qui, dans l'une de ses clauses, exige l'aval du Parlement pour tout déploiement de militaires à l'étranger dans le cadre de missions de paix.
Lors de la session, Kiwanuka a soutenu que la présence de soldats ougandais à Gaza "contribuera à prévenir de nouveaux conflits dans la région, garantira une large opportunité pour que les parties en conflit planifient l'atteinte de la paix et contribuera à l'élimination des cellules terroristes qui ont contribué de manière significative au terrorisme international".
Dans ce sens, il a souligné que "l'Ouganda dispose d'une Armée forte avec des structures organisationnelles capables qui ont permis à l'Ouganda de soutenir avec succès des opérations de paix en Somalie, au Soudan du Sud, en République Centrafricaine et diverses missions de maintien de la paix de l'ONU".
Le ministre a également ajouté que les forces ougandaises se "maintiendront neutres, respecteront le Droit International, protégeront la population civile sans prendre parti et opéreront sous des règles d'engagement clairement définies".
Cependant, plusieurs députés de l'opposition ont exprimé des réserves sur la procédure parlementaire, réclamant plus de temps pour étudier l'initiative et répondre en détail, tout en demandant au gouvernement un rapport exhaustif sur les résultats des précédentes missions de maintien de la paix avec la participation de l'Ouganda.
La Force Internationale de Stabilisation (ISF, pour ses sigles en anglais) à Gaza s'inscrit dans la proposition soutenue par les États-Unis pour l'avenir de la bande, qui a été approuvée en octobre 2025 par Israël et le Mouvement de Résistance Islamique (Hamas).