Le premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a mis le cap sur New York pour participer à la signature de l'accord atteint entre les États-Unis et le Danemark qui permettra une présence militaire indéfinie de troupes américaines sur l'île, un engagement qui a été annoncé vendredi dernier par le président des États-Unis, Donald Trump, bien qu'aucun détail concret sur le contenu du pacte n'ait été fourni.
"Je suis en route pour New York. Ce sont des moments difficiles pour beaucoup chez nous, et je sais qu'il y a eu des inquiétudes et des craintes sur ce qui arriverait à notre pays", a indiqué Nielsen dans un message publié sur les réseaux sociaux.
Le dirigeant a souligné que pendant le déplacement, il pense beaucoup aux familles, aux enfants, aux jeunes et aux personnes âgées qui "se sont inquiétées de ce que l'avenir nous réserve". "J'espère qu'à présent nous pourrons trouver plus de tranquillité concernant notre pays (...). Le Groenland est notre maison. Et nous en prenons soin ensemble", a-t-il souligné.
Le leader du gouvernement de la région autonome du Danemark voyage accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Múte B. Egede, qui a également diffusé un message dans lequel il souligne qu'il se déplace "avec le Groenland dans le cœur et l'avenir de notre peuple en tête".
Il est également prévu que se rendent à New York la première ministre danoise, Mette Frederiksen, et son ministre des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, qui profiteront de leur présence à la session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU pour procéder à la signature formelle de l'accord avec Washington.
Le président américain, Donald Trump, a annoncé un accord par lequel son pays assumera "le contrôle permanent" de la sécurité de l'île et aura la possibilité de déployer des forces militaires sur ce territoire stratégique de l'Arctique.
Pour sa part, la première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, a ratifié l'accord atteint avec les États-Unis pour garantir la "sécurité partagée" sur le Groenland. Frederiksen a souligné que le document "reconnaît la souveraineté et l'intégrité territoriale" du Danemark, ainsi que "le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination".