Le Parlement libanais approuve une large amnistie qui réduira les peines à des milliers de détenus

Le Parlement du Liban approuve une loi d'amnistie controversée qui réduit les peines pour des milliers de prisonniers, après avoir aboli la peine de mort et durci les sanctions contre la presse.

1 minute

fotonoticia 20260812133508 1920

fotonoticia 20260812133508 1920

Ajouter DÉMOCRAT sur Google

Demandez à FREN

Publié

1 minute

Les plus lus

Le Parlement du Liban a donné ce mercredi son feu vert à une loi d'amnistie attendue qui réduit la durée de certaines peines, une initiative qui touchera plusieurs milliers de détenus dans les prisons du pays et qui arrive immédiatement après l'abolition récente de la peine de mort.

Le traitement de la norme a été marqué par la controverse. Les parlementaires du mouvement libéral Mouvement Patriotique Libre (FPM) et de Loyauté à la Résistance, bras politique du parti milice chiite Hezbollah, ont quitté l'hémicycle en protestation contre l'absence du ministre de la Défense, Michel Menassa, qui ne s'est pas rendu à la Chambre pour exposer la position de l'Armée libanaise.

Après le départ de ces députés, le président du Parlement, Nabih Berri, a repris la séance et, en constatant que le quorum nécessaire était maintenu, la loi a finalement été approuvée en quelques heures, comme l'a rapporté l'agence de presse officielle libanaise NNA.

Dans son rapport de 2025, la Commission Nationale des Droits de l'Homme du pays a signalé que les centres pénitentiaires enregistraient un taux d'occupation de 300 pour cent. De plus, le système judiciaire souffre de retards importants et un grand nombre de personnes reste en détention préventive prolongée sans avoir encore été jugées.

Le vote a lieu un jour après que les députés aient donné leur feu vert à plusieurs amendements légaux pour supprimer la peine capitale, mettant fin à une moratoire 'de facto' qui régnait dans le pays, qui n'a procédé à aucune exécution depuis 2004.

Lors de la même séance de la veille, le Parlement a adopté une autre réforme controversée qui abroge l'ancienne loi sur les médias de 1962, tout en durcissant les sanctions contre les journalistes pour "diffuser des informations trompeuses ou des fausses nouvelles", un type pénal qui pourra entraîner des peines de prison.

Bonjour, je m'appelle Fren. Comment puis-je vous aider ?