Le premier ministre népalais et ses ministres font don d'un mois de salaire en aides pour la grave inondation.

Le Gouvernement prépare un paquet d'aides pour les familles et les entreprises affectées tandis que le bilan officiel s'élève à 538 morts et au moins 937 disparus.

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Le Premier ministre du Népal, Balendra Shah, et le reste des membres de son gouvernement consacreront le salaire d'un mois à la reconstruction des zones touchées par les graves inondations enregistrées cette semaine. L'argent sera versé dans le fonds d'État dédié à financer la réponse aux catastrophes.

La décision intervient alors que les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent. Le dernier bilan officiel porte à 538 le nombre de morts et à 937 celui des disparus au Népal, bien que les autorités avertissent que ces deux chiffres peuvent continuer à augmenter.

Un mois de salaire pour le fonds d'urgence

Le gouvernement népalais a convenu que tous les membres du Conseil des ministres, y compris le Premier ministre, contribuent à la rémunération correspondant à un mois au Fonds d'Aide aux Catastrophes. L'exécutif n'a pas encore communiqué combien d'argent cette mesure permettra de recueillir.

La contribution vise à aider les sinistrés et à reconstruire des logements, des routes, des ponts et d'autres infrastructures endommagées. Les inondations ont particulièrement frappé les localités situées le long des rivières et les zones montagneuses proches de la frontière entre le Népal et la Chine.

Aides pour les familles et les entreprises touchées

Le Conseil des ministres a également chargé le ministère des Finances d'élaborer un paquet d'assistance, de réhabilitation et de reconstruction pour les familles et les entreprises affectées. Les mesures se concentreront initialement sur Rasuwagadhi, l'environnement de la rivière Bhote Koshi et les populations situées en aval.

Le gouvernement n'a pas détaillé le montant de l'aide financière, les conditions d'accès aux aides ni les délais prévus. Les autorités devront d'abord évaluer l'ampleur des dommages et déterminer combien de logements, d'entreprises et d'infrastructures doivent être réparés ou reconstruits.

Lors de la même réunion, mais par une décision différente, l'exécutif a autorisé l'entreprise publique Krishi Samagri Company Limited à acquérir 25 000 tonnes d'engrais DAP en provenance d'Inde par le biais d'un accord entre les deux gouvernements.

Le nombre de morts s'élève à 538

L'Autorité nationale de réduction et de gestion des risques de catastrophes du Népal a informé de la récupération de 538 corps, tandis qu'au moins 937 personnes restent portées disparues. Le district de Chitwan concentre le plus grand nombre de victimes mortelles, avec 221 morts.

Les chiffres correspondent exclusivement au Népal. De l'autre côté de la frontière, les autorités chinoises ont communiqué cinq autres morts et 558 disparus dans le comté de Gyirong, dans la région autonome du Tibet.

Les équipes d'urgence continuent de chercher des survivants parmi la boue, les décombres et les infrastructures détruites. Les difficultés d'accès, l'interruption des routes et le risque de nouvelles crues conditionnent les opérations.

Le risque de nouvelles inondations se poursuit

Les autorités népalaises maintiennent sous surveillance au moins deux accumulations d'eau formées dans la zone montagneuse située en amont. L'une d'elles a commencé à déborder ce vendredi, ce qui a obligé à suspendre temporairement certains travaux de sauvetage et à déplacer les équipes vers des endroits plus élevés.

Le danger continuera tant que ces dépôts naturels ne seront pas complètement vidés. L'eau retenue par la glace, les roches et les sédiments peut rompre les barrières de manière soudaine et provoquer de nouvelles crues dans les rivières qui traversent les communautés touchées.

Ce qui a pu causer l'inondation du Népal

Les analyses préliminaires d'images par satellite indiquent qu'une avalanche de glace et de roches a bloqué la rivière Lhende, à environ 20 kilomètres en amont du pont de Miteri. L'obstruction aurait formé un réservoir temporaire qui a fini par se rompre et libérer une grande quantité d'eau et de sédiments.

Cette hypothèse n'est pas encore définitive. Les spécialistes continuent d'enquêter pour savoir si un débordement d'un lac glaciaire s'est produit ou si l'inondation a été principalement causée par la rupture de la barrière créée par le glissement de terrain.

L'ampleur définitive des dommages n'a pas non plus été quantifiée. Le paquet commandé au ministère des Finances devra déterminer les besoins des familles et des entreprises touchées avant que les principales actions de reconstruction puissent commencer.