Le Premier ministre français, Sebastian Lecornu, a communiqué dans la nuit de ce samedi que les troubles dérivés des manifestations massives enregistrées dans une grande partie du pays —convocadas pour dénoncer la situation de l'éducation publique, le coût élevé de la vie et la violence policière, entre autres plaintes— se sont soldés par plus de 1.200 personnes arrêtées et un bilan de 150 agents de police blessés.
Lors d'une conférence de presse tenue en fin de journée, Lecornu a détaillé devant les médias présents ces plus de 1.200 arrestations, qu'il a liées à "des profils extrêmement dangereux". En même temps, il a qualifié de "miracle" que le nombre de blessés ne soit pas "plus grave" que celui annoncé, fixé à 150 policiers blessés dans tout le pays, tenant compte de l'intensité et du caractère des mobilisations.
Au cours de son intervention, le chef du gouvernement a profité pour tenir responsable La France Insoumise, le parti dirigé par le leader de gauche Jean-Luc Mélenchon, qu'il a accusé d'"être du côté des fauteurs de troubles".
"On est soit du côté de la République --et donc, des forces de l'ordre, de ceux qui protègent les personnes et leurs biens et font respecter la loi-- soit du côté des fauteurs de troubles", a-t-il affirmé lors d'une visite aux agents déployés dans le centre de Paris, après avoir déclaré avoir atteint un "point de non-retour".
Lors d'une journée marquée par des manifestations et des épisodes de violence, le Premier ministre a réitéré que "le moment est venu de choisir son camp", dans un message adressé de manière explicite au parti de Mélenchon, avec lequel il entretient un dur affrontement depuis le début des mobilisations étudiantes et en vue des prochaines élections générales prévues pour avril et mai 2027.