Poutine dénonce que la Russie a été la cible d'attaques terroristes avec le sabotage du Nord Stream

Poutine qualifie d'attaques terroristes les explosions du Nord Stream et s'en prend aux sanctions européennes tandis que l'Allemagne progresse dans l'enquête.

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Le président russe, Vladimir Poutine, a qualifié l'explosion du gazoduc Nord Stream en septembre 2022 d'"attentats terroristes" contre la Russie, un message qu'il lance après ses récents contacts avec le président de la Finlande, Alexander Stubb, et le Premier ministre de la Norvège, Jonas Gahr Støre, dans le cadre d'un effort pour reprendre les négociations avec l'Ukraine afin de mettre fin à la guerre.

"Des actes terroristes directs ont été commis contre les gazoducs russes qui transportent du gaz vers l'Europe. Ils ont été fait sauter", a déclaré le dirigeant russe, selon l'agence TASS, lors du Forum des pays exportateurs de gaz qui s'est tenu à Moscou.

Poutine a évoqué l'incident, qui est toujours sous enquête de la justice allemande, en le plaçant dans le contexte des perturbations de l'approvisionnement énergétique mondial, où influent également l'aggravation de la crise au Moyen-Orient et les disruptions dans les chaînes logistiques et les routes de transport traditionnelles.

Dans ce même contexte, le chef du Kremlin a attaqué les sanctions européennes sur l'acquisition d'équipements et de technologies, soulignant que ces restrictions ont un impact négatif sur l'approvisionnement énergétique du bloc communautaire lui-même. "En Russie, nous avons un dicton : 'Ne frappe pas les autres ou tu te frapperas toi-même'. Et c'est ce qui se passe dans l'Union européenne", a-t-il souligné dans des déclarations diffusées par la présidence russe.

Les explosions ont eu lieu le 26 septembre 2022 à proximité de l'île danoise de Bornholm, au large de la côte suédoise. Nord Stream 1 avait jusqu'alors servi à transporter du gaz russe vers l'Allemagne, tandis que Nord Stream 2 n'est jamais entré en service après le début de l'invasion de l'Ukraine.

Le parquet allemand soutient qu'au moins six citoyens ukrainiens ont participé au sabotage. La justice a déjà poursuivi l'un d'eux, un ancien officier de l'armée, qui a été remis par l'Italie et fait face à une peine pouvant aller jusqu'à quinze ans pour avoir attaqué des infrastructures publiques.

Le deuxième principal suspect est un plongeur professionnel qui reste en détention en Croatie, en attendant que la procédure pour son extradition vers l'Allemagne soit complétée.