Au moins trois membres de l’Armée de Colombie ont perdu la vie et huit autres ont été blessés à la suite d’une attaque par des drones chargés d’explosifs dans le sud du département de Bolívar, dans la zone nord-ouest du pays, selon les informations diffusées ce samedi par les autorités militaires.
Après l’agression, le haut commandement militaire a mis en marche les protocoles de sécurité prévus et a ordonné un vaste déploiement dans la zone afin d’évaluer l’impact de l’attaque et de tenter d’identifier les auteurs matériels et intellectuels.
Le président colombien, Abelardo de la Espriella, a réagi immédiatement sur ses réseaux sociaux pour condamner ce qui s’est passé et a souligné que « ils ne se laisseront pas intimider ni reculer » face à la récente escalade d’attaques contre ses Forces armées.
« À ceux qui se trouvent derrière cet attentat, je le dis avec une totale clarté : ils n’auront ni refuge ni trêve. Nous allons les poursuivre avec toute la force légitime de l’État jusqu’à démanteler leurs organisations criminelles et les traduire en justice », a averti le chef de l’État.
Le dirigeant a également adressé un message à l’ensemble de la population, soulignant que « chaque attaque contre ses soldats renforce sa détermination à défendre » la Colombie.
« Nous ne céderons pas un seul centimètre de territoire face au terrorisme. Dans la patrie miracle, le terrorisme n’a pas sa place et l’autorité se respecte », a-t-il ajouté dans son communiqué public.
Selon les précisions apportées par la station Caracol Radio, dans la zone touchée, on observe une intense mobilisation des effectifs pendant qu’est coordonnée l’évacuation médicale des blessés les plus grièvement atteints vers les hôpitaux les plus proches.
La même chaîne indique que cette action armée aurait été menée en représailles à une récente arrestation effectuée dans ce secteur du pays, une région connue pour son importante activité minière.