La secrétaire générale de Podemos, Ione Belarra, avec la députée au Congrès Martina Velarde, ont demandé au Gouvernement des explications sur l'archivage de 18 plaintes relatives à des crimes contre l'humanité attribués au franquisme, après l'inquiétude manifestée par différents organismes liés à l'ONU.
Selon les détails fournis par la formation violette, les Nations Unies ont envoyé une communication formelle à l'Espagne, faisant référence à un document signé par quatre rapporteurs de l'organisme, dans lequel il est averti que l'État pourrait être en train de violer ses engagements internationaux en ne menant pas d'enquête sur ces crimes et d'autres graves violations des droits de l'homme.
Dans ce contexte, ils ont enregistré une série de questions parlementaires, élaborées en collaboration avec Irídia et avec la Coordinadora Estatal de Apoyo a la Querella Argentina contra Crímenes del Franquismo (CEAQUA). Dans celles-ci, ils demandent à l'Exécutif de préciser quelles actions il a entreprises après avoir reçu cette communication et s'il l'a transmise aux organes judiciaires compétents et au Parquet de la Salle des Droits de l'Homme et de la Mémoire Démocratique.
De plus, ils demandent que le Gouvernement précise quelles mesures il prévoit de promouvoir pour garantir des enquêtes approfondies sur ces délits et qu'il incite le Parquet Général de l'État à élaborer une circulaire avec des critères d'action définis qui incluent, entre autres aspects, l'accès complet aux archives policières et judiciaires, l'identification des présumés responsables et, le cas échéant, l'audition de ceux-ci.
Enfin, les deux députées de Podemos interpellent le Gouvernement sur s'il prévoit de promouvoir une réforme du Code Pénal pour établir l'imprescriptibilité du délit de torture.