Imbroda refuse de comparer Gibraltar à Melilla après le pacte sur la Verja

Imbroda rejette d'équiper Gibraltar et Melilla après l'accord sur la Verja et nie toute formule de souveraineté ou d'économie partagée pour la ville.

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Le président de la Ville Autonome de Melilla et leader du Parti Populaire (PP) dans la région, Juan José Imbroda, a rejeté catégoriquement que l'on tente de mettre sur le même niveau la situation de Gibraltar et celle de Melilla après l'accord atteint entre l'Espagne, l'Union Européenne, le Royaume-Uni et Gibraltar pour l'élimination de la barrière frontalière du Rocher. "Gibraltar est une colonie, Melilla ne l'est pas", a-t-il souligné.

Imbroda, en référence à des déclarations de formations sans représentation à l'Assemblée et d'une association religieuse qui réclamait de profiter de la démolition d'une barrière pour impulser un nouveau modèle aux frontières de Ceuta et Melilla avec le Maroc, a attaqué ceux qui comparent les deux territoires, qu'il a qualifiés de "fous à capuchon".

Le responsable populaire a insisté sur le fait que Gibraltar est "une colonie reconnue par le monde entier et par l'ONU", une condition que, a-t-il rappelé, assume également le Royaume-Uni lui-même. En revanche, il a souligné que Melilla fait partie intégrante de l'Espagne et que "lorsqu'une personne naît ici dans la ville, elle est espagnole", contrairement à ce qui se passe, selon ses explications, avec les naissances à Gibraltar.

De plus, il a fait référence au Traité d'Utrecht de 1713 pour défendre que l'encadrement juridique du Rocher est "complètement différent" de celui de Melilla et a critiqué le fait qu'il y ait des voix qui s'expriment sur l'accord relatif à Gibraltar "sans avoir la moindre idée de ce qu'elles disent".

Imbroda a également exprimé son inquiétude quant à ce que ce débat puisse donner lieu à des interprétations qui, selon lui, seraient négatives pour la ville. Dans ce sens, il a averti qu'il ne souhaite pas que "cette petite graine tombe" et amène certains à interpréter que le modèle convenu pour Gibraltar pourrait servir de précédent applicable à Melilla.

Le président de la Ville Autonome a également rappelé que les détails finaux de l'accord sont encore inconnus, puisque celui-ci n'a pas encore été soumis au débat au Congrès des Députés.

Dans son intervention, Imbroda a profité de l'occasion pour réaffirmer la position du gouvernement melillense sur l'avenir de la ville, rejetant toute proposition qui envisagerait des formules de souveraineté partagée ou d'économie partagée.

"Non à une zone de souveraineté partagée. Non à une zone d'économie partagée", a souligné le dirigeant populaire, qui a assuré que l'exécutif local maintiendra une position ferme face à toute initiative qui, à son avis, pourrait modifier le statut de Melilla ou semer des doutes sur son intégration pleine en Espagne.

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