Le Conseil des ministres a donné son feu vert ce mardi à l'octroi d'un crédit d'une valeur de 25 millions d'euros à l'Office national de l'assainissement de Tunisie, destiné à financer le "Projet de réhabilitation de la station d'épuration des eaux usées Choutrana I", dont l'objectif est de "réhabiliter et moderniser" la principale station d'épuration du pays et de bénéficier "de manière directe" à 900.000 habitants de la capitale.
L'action, qui sera financée par le Fonds espagnol de développement durable et bénéficiera d'une garantie souveraine de la République de Tunisie, permettra d'assurer l'accès aux services d'assainissement tant pour les résidents de la zone métropolitaine que, de manière indirecte, à "toute la population de Grand Tunis", qui frôle les trois millions de personnes, selon les références du Conseil des ministres.
Le programme prévoit également une amélioration de l'"état écologique" des "eaux côtières" et s'inscrit dans l'Accord-cadre de cofinancement du Joint European Financiers For International Cooperation (JEFIC), aux côtés de la Kreditanstalt für Wiederaufbau (Banque de développement allemande, KfW), qui dirige l'opération, et de l'Agence française de développement (AFD).
Selon l'Exécutif, l'initiative "pourrait devenir un projet emblématique de l'approche 'Team Europe' dans le secteur de l'eau en Tunisie". Le budget global s'élève à 118 millions d'euros, dont, au maximum, 21% (25 millions) sera financé par l'Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID) par le biais d'un crédit FEDES.
Le prêt a été fixé avec un taux d'intérêt annuel de 2,5%, une période d'amortissement de 17 ans et un délai de grâce supplémentaire de sept ans. De plus, un contrat de garantie sera signé avec le ministère de l'Économie et de la Planification de Tunisie pour accorder la garantie souveraine liée à ce crédit.