Le Gouvernement évite de clarifier s'il doit autoriser un voyage de Felipe VI au Maroc et rappelle que la Maison Royale fixe sa propre agenda.

Elma Saiz évite de clarifier si Moncloa doit autoriser un voyage de Felipe VI au Maroc et souligne que la Maison Royale gère l'agenda du Roi.

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La ministre de l'Inclusion, de la Sécurité Sociale et des Migrations et porte-parole du Gouvernement, Elma Saiz, a souligné que c'est la Maison Royale la "propriétaire" de l'agenda du roi Felipe VI. Néanmoins, elle a évité de préciser si l'Exécutif doit "autoriser" un éventuel déplacement du chef de l'État au Maroc, comme l'a réclamé le leader du PP, Alberto Núñez Feijóo.

"À moi, il ne me revient pas de parler de l'agenda de la Maison Royale", a tranché Saiz dans une interview sur 'La hora de La 1', recueillie par Europa Press, lorsqu'on lui a demandé si le Roi a besoin de l'"autorisation" de Moncloa pour visiter Ceuta. La ministre a insisté sur le fait que sa responsabilité est de se concentrer sur l'"agenda du gouvernement", en particulier dans la ville autonome, où, selon elle, l'Exécutif "doit être là pour répondre à cette situation extraordinaire.

La porte-parole, qui a réitéré à plusieurs reprises qu'elle n'a "rien à dire" sur l'agenda de Zarzuela, n'a pas non plus clarifié si le Gouvernement a suggéré à Felipe VI de se rendre dans la ville autonome. "Je n'en ai pas connaissance non plus, j'insiste. Je pense qu'il est important de répondre de l'action du Gouvernement, de la présence de ministres (...). Et du leadership, à tout moment, du président. Sur cela, je peux en témoigner", a-t-elle déclaré.

En ce qui concerne la possibilité qu'un membre de l'Exécutif ait demandé au monarque de passer un appel d'intermédiation avec le roi Mohamed VI face à la crise à Ceuta, Saiz a évité de donner des détails et a renvoyé aux futures comparutions au Congrès, où chaque responsable de chaque Ministère "pourra répondre". Elle a également souligné qu'elle n'a "pas connaissance" de l'existence d'"empêchements" pour une visite du Roi au royaume alaouite.

Saiz demande à Feijóo de clarifier les informations qu'il attribue au Roi

Dans ce contexte, la ministre a exhorté le président du PP à "partager" avec la citoyenneté s'il dispose d'"une information" sur ce que le roi Felipe VI "aurait pu transmettre". "Je ne peux pas parler pour des déclarations d'un tiers dans ce cas", a-t-elle indiqué.

Dans une interview avec Europa Press, Feijóo a soutenu que le Roi "veut aller à Ceuta" parce que "cela lui revient" en tant que chef de l'État face à la "crise humanitaire, de santé publique et d'ordre public" que traverse la ville autonome, et a demandé au Gouvernement de Pedro Sánchez d'"autoriser" ce déplacement.

Le dirigeant populaire a rappelé que, dans le cadre de ses fonctions constitutionnelles, Felipe VI est "garant de la souveraineté et de l'intégrité territoriale" de l'Espagne. "Je suis convaincu que le Roi veut aller à Ceuta et il le fera lorsque le Gouvernement d'Espagne autorisera ce déplacement", a-t-il ajouté.

Le Maroc, partenaire "fiable" en matière migratoire

D'autre part, Saiz a réitéré que l'Exécutif considère le Maroc comme un "pays fiable" en politique migratoire et a souligné son rôle dans le retour volontaire de "90% des personnes" qui ont accédé massivement à Ceuta à la fin juillet. "Cela n'aurait pas été possible sans la coopération du Maroc, un partenaire que nous considérons comme un pays voisin, fiable et loyal", a-t-il souligné.

Dans cette ligne, il a demandé de ne pas alimenter "des spéculations" et a de nouveau renvoyé aux comparutions des ministres au Congrès "pour rendre compte de tous les détails" de la crise. De plus, il a souligné le "engagement de l'Espagne envers la protection et la sécurité des frontières", qu'il a qualifié de "catégorique".