Le PP revendique le veto de Feijóo aux grâces pour corruption comme celui de Borràs et accuse Sánchez de compliquer les choses.

Tellado revendique le veto de Feijóo aux grâces pour corruption et accuse Sánchez de cacher et de maquiller le pardon partiel à Laura Borràs.

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Le secrétaire général du PP, Miguel Tellado, a insisté ce jeudi sur le fait que le Plan de Régénération Démocratique présenté il y a un an par le président du parti, Alberto Núñez Feijóo, prévoit expressément le rejet de l'octroi de grâces aux condamnés pour des délits de corruption. Dans ce contexte, il a critiqué que le chef de l'Exécutif, Pedro Sánchez, ait "frisé le riz" en approuvant la grâce partielle à l'ancienne présidente de Junts et du Parlement, Laura Borràs.

Tellado a souligné que "Le Pedro Sánchez de 2018 ferait une motion de censure au Pedro Sánchez de 2026", rappelant des manifestations dans lesquelles l'actuel président du Gouvernement "reniait" les "grâces aux politiciens". Il l'a dit lors d'une conférence de presse au siège national du PP, soulignant la contradiction entre ces paroles et la décision adoptée par le Conseil des Ministres actuel.

De plus, il a reproché à Sánchez de ne pas avoir mentionné à aucun moment l'octroi de la grâce partielle à Borràs lors de la comparution qu'il a donnée mardi après la réunion du Conseil des Ministres au cours de laquelle la mesure de grâce a été approuvée.

Critiques sur la forme et le moment de l'annonce

La dirigeante indépendantiste a été condamnée pour avoir découpé des contrats afin de les attribuer directement à un ami lorsqu'elle était à la tête de l'Institution des Lettres Catalanes (ILC). Avec la grâce, la peine de quatre ans, six mois et un jour de prison sera remplacée par une autre de deux ans, ce qui en pratique lui permettra d'éviter son incarcération, tandis que le reste de la condamnation, c'est-à-dire l'amende et l'inéligibilité, est maintenu.

L'Exécutif a déjà communiqué en fin d'après-midi la décision concernant la grâce, ce qui a conduit Tellado à accuser le Gouvernement d'agir "dans la nuit". À son avis, "Il a fait preuve de fierté le matin dans la lutte contre la corruption mais la réalité est que dans ce même Conseil des Ministres il gracié la corruption".

Accusations de chercher un "auto-indulgence" politique

Le dirigeant 'populaire' est allé plus loin et a indiqué que "peut-être" l'objectif de Sánchez avec cette mesure soit "une sorte d'auto-indulgence pour toute la corruption qui l'entoure dans le Gouvernement, le parti et dans son entourage familial".

Dans cette ligne, il a souligné que "Bien sûr, on ne peut pas parler d'intégrité publique d'un président qui a ses deux numéros deux, l'un condamné et l'autre poursuivi par la Justice", en faisant allusion à José Luis Ábalos et Santos Cerdán. Pour Tellado, "C'est lamentable l'image qu'ils donnent. C'est un gouvernement préoccupé par ses problèmes au lieu d'être préoccupé par les problèmes des gens et ainsi ils ont l'air".

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