Le PP pousse une loi sur les soins palliatifs face à la réforme pour accélérer l'euthanasie

Le PP oppose une loi sur les soins palliatifs à la réforme qui vise à réduire à 25 jours les délais judiciaires dans les cas d'euthanasie.

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Le PP a enregistré un amendement global avec un texte alternatif à la proposition de loi que le Congrès des Députés a admise à traitement en juin, visant à réduire à un maximum de 25 jours les délais de traitement judiciaire dans les cas d'euthanasie. Avec cette initiative, les 'populaires' cherchent à renforcer l'accès universel aux soins palliatifs et à donner la priorité au traitement de la douleur et à l'accompagnement comme voie alternative.

Le Plénier du Congrès a donné son feu vert en juin à la prise en considération de cette proposition envoyée par le Parlement de Catalogne, dont le but est d'éviter les délais dans les procédures judiciaires. La proposition a franchi la première étape par une marge très étroite, avec 178 voix pour et 169 contre (PP, Vox et UPN).

L'initiative, promue par Junts, ERC, Comuns et la CUP et approuvée en avril au Parlement, prévoit de modifier la Loi Organique Régulatrice de l'Euthanasie (LORE) et la Loi régulatrice de la Juridiction Contentieuse-administrative pour fixer des délais non prorogeables et "particulièrement abrégés" dans les recours judiciaires liés à l'euthanasie.

Clôturé le 30 septembre le délai pour présenter des amendements, le PP a formalisé sa proposition alternative pour remplacer le texte original. Dans ce document, auquel a eu accès Europa Press, les 'populaires' excluent la prestation de l'euthanasie et proposent que les personnes en phase terminale de leur vie aient reconnu le droit à une attention intégrale visant à prévenir et soulager la douleur, y compris la sédation palliative.

Le texte soutient également que toute personne en phase terminale de sa vie, qui nécessite de rester hospitalisée dans un centre sanitaire ou social, doit pouvoir bénéficier de l'accompagnement de son entourage familial et affectif.

Conformément à la proposition, les centres offriront soutien et assistance aux personnes aidantes et aux familles de patients en fin de vie, tant à domicile que dans des établissements sanitaires et sociaux. De même, ils encourageront des actions pour faciliter l'acceptation de la mort d'un être cher et pour prévenir des situations considérées comme de deuil pathologique.

De plus, il est prévu de garantir aux patients en phase terminale de vie des informations et des conseils sur les objectifs des soins palliatifs qu'ils vont recevoir, adaptés à leurs besoins et préférences.

Chambres individuelles et critères éthiques

De plus, le PP propose que les centres garantissent aux personnes en fin de vie, lorsqu'elles nécessitent une hospitalisation, l'accès à une chambre individuelle pendant leur séjour, avec le niveau de soins, d'attention et d'intimité correspondant à leur situation clinique.

Dans les cas de désaccord entre les professionnels de santé et les patients concernant les soins fournis en fin de vie, et qui ne peuvent être résolus par un accord, on fera appel au Comité d'Éthique Assistante correspondant, qui pourra suggérer des alternatives ou des solutions éthiques face à des décisions cliniques controversées.

L'initiative des 'populaires' précise que le médecin ajustera l'effort thérapeutique lorsque l'évolution clinique le conseillera et évitera l'obstination thérapeutique, qui "ne conduit qu'à la prolongation d'une souffrance inutile".